Données Economiques

  • PIB (aux prix courants du marché) : 8,6 milliards de dollars (EIU)
  • PIB par habitant : 7 858 dollars (BAD, OCDE)
  • Taux de croissance du PIB : 2,6 % (BAD, OCDE)
  • Taux d’inflation : -0,3 % (BAD, OCDE)
  • Balance commerciale : 4,1 milliards $ (BAD, OCDE)
  • Principaux clients : Etats Unis (51,2%), France (8,7%), Chine (7,4%), Japon (3,9%)
  • Principaux fournisseurs : France (50,2%), Etats Unis (5,3 %), Royaume Uni (4,6%), Pays Bas (3,7%)
  • Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (BAD, OCDE) :

agriculture : 5,9 %

industrie : 55,9%

services : 38,2%

  • Production pétrolière : 234 000 barils/jours, 37ème producteur mondial

L’économie gabonaise dépend étroitement des matières premières. La rente pétrolière a entamé son déclin en 1997 (18,7 millions de tonnes) pour atteindre 13 millions en 2005, soit 234 000 barils/jour.

Même si la hausse du prix du pétrole permet aux recettes d’augmenter, la mise en production de nouveaux champs pétroliers et les efforts pour maximiser la récupération des champs existants ne parviennent pas à compenser la baisse de production des champs principaux. Sauf découverte de nouveaux gisements dans les prochaines années, le Gabon pourrait bientôt sortir de l’ère pétrolière.

Le Gabon est également un important producteur de manganèse, et devrait mettre en exploitation, dans les années à venir, le gisement de fer de Belinga, à travers un vaste projet d’investissements (construction d’un port en eau profonde et d’une voie de chemin de fer pour évacuer le minerai) qui sera réalisé en partenariat avec des entreprises chinoises. Enfin, l’exploitation forestière est une autre richesse du pays. L’industrie et les services sont en revanche peu développés.

Le Gabon, classé par le FMI pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, n’est pas éligible à l’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), et ne peut donc pas bénéficier d’annulations de dette.

Sous conditions, des opérations de conversion de dettes peuvent cependant être menées avec les créanciers du Club de Paris (stock total : 2,9 milliards d’euros en 2005).

Après des années de relations difficiles avec les institutions financières internationales, le Gabon fait des efforts pour mieux gérer son économie. Le FMI a approuvé un programme de confirmation qui a permis au Gabon d’obtenir du Club de Paris, le 11 juin 2004, un accord de rééchelonnement de sa dette publique extérieure pour un montant de 717 M€. Un programme suivi par les services du FMI a été misen oeuvre de façon satisfaisante en 2004/2005, puis suspendu à l’été 2005 à la demande des autoritésgabonaises. Un nouveau programme pluriannuel est en cours de négociation.