Vers une collaboration avec les populations et les médias .

Vendredi, 27 avril, 2012 - 12:15

Les autorités gabonaises semblent plus que jamais déterminées à s’investir davantage dans la lutte contre les homicides à répétition perpétrés sur le territoire national. Suite aux récentes instructions du président de la République destinées notamment aux forces de sécurité et de défense et à l’administration de la justice, le procureur général vient de prendre le relais pour annoncer qu’il va maintenant s’agir de traquer systématiquement les auteurs et les commanditaires éventuels de tels actes crapuleux dont la recrudescence inquiète les paisibles citoyens.

Lutter  efficacement  contre  toutes  les  formes  d'insécurité  et  de  grand  banditisme

Assassinats, meurtres, corps sans vie abandonnés, etc., voilà le cocktail macabre auquel les populations gabonaises, singulièrement celles de la capitale,Libreville, se sont accoutumées malgré elles. Une situation qui nourrit chaque jour l’angoisse d’être la prochaine victime. 

Personne n’est, en effet, à l’abri de cette folie meurtrière. Et, désemparées, les populations soupçonnent, face au piétinement des enquêtes afférentes à ces actes, un silence complice de la justice et de la police qui viserait à protéger les personnes à qui profiteraient ces crimes. Un détail pris au sérieux par le procureur général de la République qui préconise alors la collaboration des populations et des médias afin d’avoir des informations susceptibles d’aider à la manifestation de la vérité. Une approche synergique qui réduirait considérablement les marges de manœuvre des criminels , des bandits et qui favoriserait l’accélération des enquêtes. C’est pourtant-là, une mission assez délicate pour la presse gabonaise, car à l’exemple d’autres pays de la sous-région où il est fait aux populations un compte-rendu des audiences criminelles, les hommes de médias ont interdiction de filmer ou d’enregistrer les séances. Il leur est même interdit de pénétrer dans une salle d’audience dans laquelle se déroulent des sessions criminelles avec des stylos et autres supports de collecte d’informations ! Plutôt que de circonscrire la lutte contre cette criminalité aux seules actions de la police et de la justice, les  autorités  gabonaises  entendent,aujourd’hui, impliquer toutes les couches de la population à ce combat contre un adversaire particulièrement redoutable : la justice et la police font leur travail conformément à leurs missions régaliennes, mais il serait bon que les médias et les populations s’impliquent dans la chaine de la lutte.