Un Séminaire , en prélude à la Journée Internationale de la Femme , sur les droits de la Femme au Maroc !

Vendredi, 27 février, 2015 - 13:11

Dans l’optique de la célébration, à venir, le 8 Mars prochain, de la Journée Internationale de la Femme, une rencontre s’est tenue, ce 27 Février 2015, dans les locaux du Ministère Marocain des Affaires Etrangères et de la Coopération.

  

  

Ce séminaire auquel étaient conviés  différents chefs de missions diplomatiques et d’organisations internationales accréditées auprès du Royaume du Maroc , mais aussi des institutions nationales  , des parlementaires , des agences du système des Nations Unies au Maroc , des universitaires , des chercheurs , la société civile  , avait été initié par le Ministère Marocain des Affaires Etrangères et l’ONU FEMMES.

L’objectif essentiel poursuivi par les organisateurs, était de permettre une réflexion sur les défis et les opportunités en faveur des droits des femmes au Maroc , 20 ans après la tenue de la quatrième Conférence  Mondiale sur les Femmes de Beijing ., en Septembre 1995. Une Conférence qui avait débouché sur l’adoption d’une Déclaration et d’un Programme d’action en faveur du renforcement de l’égalité entre les sexes  et l’autonomisation des femmes.

Dans un propos circonstanciel, en ouverture de ce séminaire, Madame Mbarka BOUAIDA, Ministre Déléguée auprès du Ministre Marocain des Affaires Etrangères a indiqué que :’’ la réforme du code de la famille, malgré les contraintes et les difficultés qu’elle rencontre dans sa mise en œuvre, a constitué l’aboutissement le plus important jusqu’à nos jours d’une  mobilisation nationale autour d’un projet de société fondé sur les valeurs de la démocratie et de l’équité genre. Un projet qui  constitue aujourd’hui un enjeu fondamental dont l’objectif est l’intégration des principes de l’équité genre dans les politiques publiques’’. Réaffirmant que les droits des femmes constituaient  un enjeu de modernisation et de démocratisation. En témoignent les résistances rigides qui se sont révélées en réponse aux revendications égalitaires sur le plan social, politique ou culturel. Et de souligner que cette rencontre devrait offrir aussi l'opportunité de s'arrêter sur les contraintes liées à la mise en œuvre des lois et des projets destinés à soutenir les femmes au niveau social, économique et éducatif, et les moyens de les surmonter, d'autant plus que le Maroc a accumulé des expériences pionnières institutionnelles et civiles dans le monde arabe. 

A sa suite, Madame Bassima HAKKAOUI , Ministre Marocain de la Solidarité , de la Femme , de la Famille et du Développement Social a précisé que la mobilisation des ONG de femmes, avait  permis d’ouvrir des chantiers importants de réforme des lois. Ces réformes n’auraient pas pu voir le jour sans une large mobilisation menée par les diverses organisations, dont les organisations de femmes, à partir de réseaux et collectifs réunissant la société civile. En portant sur la scène publique le débat sur le statut des femmes, l’égalité des droits et la priorité de la promotion de leurs conditions, les associations féminines ont recentré le débat sur les questions de citoyenneté, de modernité et de démocratie. Mais la lutte doit se poursuivre pour faire aboutir un certain nombre de textes sur le circuit législatif.

 

Madame le Ministre devait préciser à l’assistance que cette réunion visait également à contribuer au débat public autour du phénomène de la violence contre les femmes et à jeter la lumière sur les réalisations et les acquis enregistrés par le Maroc en matière de promotion de la condition des femmes et de lutte contre toutes les formes de violence et de discrimination.

Abondant dans le même sens , et se félicitant des engagements pris par le pouvoirs publics marocains pour asseoir la place de la femme , Madame Leila RHIWI , Représentante de l’ONU FEMMES pour le Maghreb ,a fait observer que le 20éme Anniversaire de la Déclaration de Beijing coïncidait avec les discussions sur l’agenda post-2015.Et qu’en conséquence , l’examen du processus Beijing+20 était , en effet , une opportunité pour l’intégration de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans le programme de développement  pour l’après-2015.

Rappelant que la 59éme Session de la Commission de la condition de la femme (CSW59) serait consacrée à l’examen des progrès réalisés par les Etats et la communauté internationale, dans la mise en œuvre  et les défis du Programme d’action de Beijing. De même que sur les opportunités en faveur de la réalisation de l’égalité entre les  sexes  dans le programme de développement pour l’après – 2015. Indiquant, pour finir, que des représentant des Etats Membres, des entités des Nations Unies et des Organisations Non Gouvernementales de toutes les régions du monde prendront part à cette 59éme Session qui se déroulera du 9 au 20 Mars 2015 , à New York.

Des représentantes du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) , du Ministère Marocain de la Solidarité , de la Femme , de la Famille et du Développement Social , de l’Association Marocaine pour les Droits des Femmes , de l’ONU FEMMES , sont ensuite intervenus pour présenter diverses thématiques :

  • Dynamiques nationales, régionales et mondiales 20 ans après la conférence de Beijing,
  • Mise en œuvre du programme d’action de Beijing,
  • Défis et opportunités au Maroc, 20 ans après Beijing ,
  • Perspectives de l’égalité des sexes dans l’Agenda de développement pour l’après 2015.

Lors de ce séminaire , les intervenants ont relevé que la Journée Internationale de la Femme constituait un moment privilégié pour sensibiliser et interpeller les gouvernements afin qu’ils respectent leurs engagements en matière de promotion et de protection des droits humains des femmes, conformément aux conventions internationales qu’ils ont ratifiées.

Les intervenants ont, en outre, souligné que la lutte pour la défense des intérêts des femmes  est un combat de longue haleine, nécessitant la conjugaison des efforts de toutes les forces vives de la société à travers une approche religieuse, éducative et de sensibilisation destinée aux familles, aux établissements scolaires et aux médias, en tant que noyau essentiel pour la sensibilisation de la société. 

  

Selon les participants, la  célébration de la Journée Internationale de la Femme se veut un moment clé pour dresser un bilan des progrès réalisés en matière de promotion des droits humains des femmes , identifier les défis en ce qui concerne la concrétisation effective de l’égalité des sexes , et appeler à des réformes et à davantage d’efforts et de mobilisation . Une  démarche inclusive à laquelle devraient contribuer les acteurs institutionnels, législatifs, éducatifs, sociaux, politiques et civiques . Pour susciter une vision stratégique en faveur de la promotion de la situation de la femme et la protection de ses droits. 

PRESSE ET COMMUNICATION AHRRGM