Tolérance zéro pour les braconniers: Une alliance globale !

Vendredi, 14 février, 2014 - 14:16

Idée originale de S.A.R le prince Charles suite à une conversation avec S.E le président de la République gabonaise, la conférence IWT 2014 a débouché sur l’adoption de la « Déclaration de Londres ». Ce document fondateur entérine le souhait émis par le Gabon de voir nommé un représentant spécial pour les crimes fauniques auprès du Secrétaire général des Nations Unies.

Le commerce illicite des espèces sauvages, qui génère annuellement près de 20 milliards de dollars, est à l’origine du massacre de 50.000 éléphants par an et de la mort de 1000 gardes en brousse.

Pour le président Ali BONGO ONDIMBA  – scandalisé par ces corps d’éléphants, « nos totems dans la culture bantoue », abandonnés à la pourriture - l’heure n’est plus aux tergiversations. « Dans toute l’Afrique, les braconniers peuvent s’introduire dans des régions en paix qui regorgent de ressources naturelles, déclenchant une spirale de criminalité et de souffrance qui alimente les conflits civils armés ». Le Gabon a perdu les trois-quarts de ses éléphants de forêt, rappellera-t-il. Le lien est établi, comme le confirme le dernier rapport de l’Institut royal des affaires internationales (www.chathamhouse.org) intitulé « Le coût du crime, de l’insécurité et de l’affaiblissement institutionnel », entre le braconnage, la criminalité et le terrorisme. « C’est un cycle qui commence par la tuerie de rhinocéros et d’éléphants, puis les braconniers deviennent des bandits, et enfin des rebelles ». Ainsi est-il prouvé que les insurgés Shebab de Somalie se financent par le trafic de l’or blanc, via le Kenya.

Le  prince Charles a reçu le Président Ali BONGO ONDIMBA  afin de le remercier de vive voix pour son action mobilisatrice décisive et pour s’informer du projet Gabon Bleu de sanctuarisation de parcs marins.

Ainsi, alors que les États-Unis renforcent leur législation concernant l’ivoire, alors que la France devient le premier pays européen à brûler son stock de défenses saisies par les douanes, alors que le Royaume-Uni débloque des fonds pour structurer la réponse sécuritaire via le Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC), le Gabon, qui a déjà brûlé son stock, adopte la « tolérance zéro ». « J’ai signé une nouvelle loi, indique le chef de l’État, faisant du braconnage et du trafic des éléphants un crime ». 

Synthèse : SERVICE PRESSE ET CVOMMUNICATION AHRRGM

Source : COCOM