Réunion de Skhirate sur les changements climatiques : le Ministre Noël Nelson MESSONE dévoile les Plans du Gabon !

Mardi, 2 juin, 2015 - 12:59

Intervenant lors du premier panel consacré à la place centrale des contributions nationales (INDC) pour la réussite de la Conférence de Paris, le ministre Noël Nelson MESSONE a rappelé le rôle capital joué par le Gabon dans la perspective d’un Accord universel en Décembre 2015 , à Paris .

S’employant à indiquer que la contribution du  Gabon  fixait un objectif de limitation de la croissance des émissions de gaz à effet de serre pour 2025, Monsieur le Ministre a dit que  le Gabon s’engageait   à réduire d’au moins 50% ses émissions par rapport à l’évolution prévue en cas de politique inchangée. Face à l’urgence climatique , en prévision de cette  conférence de Paris, le Gabon a fait  connaître aux Nations unies, le 31 mars 2015, la première position africaine.

Pour le Ministre , cette « contribution prévue déterminée au niveau national » (CPDN-INDC), la seule du continent à intervenir dans le délai recommandé du premier trimestre, rejoint le groupe pionnier des 35 premiers textes présentés à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques par la Suisse, l’Union européenne, la Norvège, la Fédération de Russie ou encore les États-Unis d’Amérique.

Le Ministre s’est, en outre , appesanti sur la nécessité pour  tous les pays à agir pour empêcher la température mondiale d’augmenter de plus de 2 degrés Celsius et à saisir les nombreuses opportunités qui découlent d'une transformation mondiale nécessaire vers un développement propre et durable.

Le Ministre Gabonais en charge des questions d’environnement  , a rappelé les prises de position adoptées , depuis le mois  d’août 2014,  par le Président de la République , et notamment la promulgation de la loi n°002/2014 portant orientation du développement durable en République Gabonaise . Axé sur le bien-être des générations actuelles et futures, ce texte fixe les principes fondamentaux du développement durable qui reposent sur la prise en compte concomitante des dimensions économiques, sociales et environnementales, de manière réaliste et équilibrée.

Insistant, singulièrement, sur le fait qu’après la création des parcs nationaux – qui couvrent 11% du territoire -, le rapport homme-nature est constitutionnalisé par la volonté du chef de l’État. Se trouvent ainsi reconnus :

  • le droit de l’État d’exploiter ses ressources et le patrimoine national de manière durable et équitable,
  • le droit des citoyens gabonais à une vie saine, épanouissante et productive,
  • l’obligation d’exercer ses droits de manière à assurer, partout, la protection des milieux naturel et humain.

 Divers orateurs présents ont apprécié l'initiative du Gabon et se sont félicité également de « la publication par le Gabon de sa contribution en vue de la COP21, la première contribution d’un pays africain ». Tout en saluant, par ailleurs, le fait que cette contribution prévoit la possibilité de définir d’ici à la COP21 des objectifs additionnels pour 2030, voire 2050. Cette perspective de long terme est importante pour que la Conférence de Paris amorce une transition vers une économie mondiale sobre en carbone et plus résistante aux impacts du dérèglement climatique.

Le Gabon, solidaire des positions africaines invité  à prendre conscience de l’urgence environnementale en préparant une stratégie nationale de développement durable intégrant les enjeux climatiques. 

Comme aime à le rappeler le Président Gabonais , Monsieur le Ministre a indiqué que : « Le continent le plus vulnérable attend des solutions pérennes pour réduire la fracture de confiance entre les pays industrialisés et ceux en voie de développementPour échapper à la ‘spirale infernale’ Pauvreté – Instabilité – Conflit - Dégradation de l’environnement, il nous faut promouvoir et consolider la croissance économique du continent par l’obligation faite de transformer les matières premières sur le sol africain, afin d’en rationaliser les prélèvements et créer les emplois nécessaires pour lutter contre le chômage d’une population de plus en plus jeune ».

PRESSE ET COMMUNICATION AHRRGM