Les principaux dossiers de la 67éme Assemblée Générale !

Mardi, 25 septembre, 2012 - 12:04

L'Assemblée Générale de l'ONU , principal organe de délibération de l'organisation, est, comme chaque année , en septembre, l'occasion de passer en revue conflits et crises dans le monde. Les décisions , sur des sujets importants , tels que la paix et la sécurité internationales, l'admission de nouveaux Membres et les questions budgétaires sont prises à la majorité des deux tiers par l'Assemblée. Chacun des 193 États Membres dispose d'une voix à l'Assemblée.


1.SYRIE



Bien que la Syrie s'enfonce de plus en plus dans la guerre avec une centaine de morts chaque jour depuis plusieurs mois, Il n'y aura pas de réunion formellement dédiée à la Syrie, pourtant "présente dans tous les esprits", selon le Secrétaire Général de l'ONU Ban KI MOON , en raison des divergences entre grandes puissances. Les dirigeants occidentaux l'évoqueront dans leurs discours mais Russie et Chine, qui paralysent l'action du Conseil de sécurité depuis 18 mois, n'ont envoyé à New York que des ministres.

Le nouveau médiateur international Lakhdar BRAHIMI, qui vient de conclure sa première visite à Damas sans résultat apparent, n'a pas dévoilé de plan précis pour faire cesser les combats et assurer une transition politique.

2.SAHEL



 

La prise de contrôle du Nord du Mali par des groupes liés à Al-Qaïda s'est ajoutée à une pénurie alimentaire affectant 18,7 millions de personnes dans neuf pays, du Tchad à la Mauritanie.
Les pays d'Afrique de l'Ouest souhaitent aider le gouvernement malien à reconquérir le Nord en déployant une force panafricaine sous mandat de l'ONU.
Mais les voisins du Mali sont en désaccord avec Bamako sur l'ampleur de cette assistance militaire et le Conseil de Sécurité n'est pas prêt à donner sa bénédiction sans connaître les modalités précises dune intervention dans un pays déstabilisé par le coup d'Etat du 22 mars.

3.NUCLEAIRE IRANIEN


Le président iranien Mahmoud AHMADINEJAD , qui doit quitter le pouvoir en 2013 après deux mandats, prononcera son dernier discours devant l'Assemblée .
Cette année, les spéculations autour de frappes israéliennes sur les installations nucléaires iraniennes (les Occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir acquérir l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil) seront dans toutes les têtes. Ces spéculations ont notamment fait monter, en pleine campagne électorale américaine, la tension entre Israël et son allié américain.

Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Chine, Russie et Allemagne doivent se concerter sur ce dossier.

4.YEMEN

Le Yémen, un des pionniers du Printemps arabe, est aujourd'hui confronté à plusieurs défis politiques et économiques. L'ex-président Ali ABDALLAH SALEH , qui a cédé sa place en février à Abd Rabbo MANSOUR HADI après 33 ans au pouvoir, n'a pas renoncé à ses ambitions politiques. Le nouveau gouvernement fait aussi face à la menace d'Al-Qaïda, dont les partisans sont fortement implantés dans le sud et l'est du pays.
Au bord de l'effondrement économique, le pays a obtenu début septembre des promesses d'aide de 6,4 milliards de dollars lors d'une conférence de donateurs à Riyad, alors qu'il en réclamait presque le double. Une réunion des Amis du Yémen doit être organisée par le Royaume-Uni et l'Arabie Saoudite.

5.SOMALIE


Les grandes puissances ont salué l'élection le 10 septembre du nouveau président Hassan Cheikh MOHAMOUD , aboutissement d'une transition politique complexe parrainée par l'ONU depuis 2000. Mais elles lui demandent d'agir vite pour empêcher son pays de replonger dans le chaos. Le Conseil de Sécurité l'a encouragé à intensifier la lutte contre les islamistes shebab -qui ont tenté de l'assassiner deux jours après son élection- et contre les pirates somaliens et à combattre la corruption.

Un message que devraient répéter le Premier ministre britannique David Cameron et Hillary Clinton lors d'une conférence sur la Somalie. Selon l'ONU, deux millions de Somaliens affectés par la sécheresse et les combats incessants ont encore besoin d'une aide alimentaire, soit le quart de la population.

6.REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (RDC)


Kinshasa et des experts de l'ONU accusent le Rwanda, qui dément, de soutenir en RDC les mutins du mouvement M23. Ceux-ci ont établi selon l'ONU une "administration de fait" dans le Nord-Kivu (est de la RDC). Plus de 500.000 personnes ont été déplacées par les combats dans cette zone depuis longtemps instable, où l'ONU a déployé une force de 17.000 hommes (Monusco) pour protéger les civils. Les présidents congolais et rwandais, Joseph Kabila et Paul Kagame, devraient participer à une réunion sur la RDC et plus largement la région des Grands Lacs.
Les onze pays de cette région tentent, en vain jusqu'ici, de mettre sur pied une force "neutre" pour surveiller la frontière RDC-Rwanda. Une autre réunion, évoquera la traque des rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), présents en RDC, Ouganda, Centrafrique et Soudan du Sud.
 

Avec L'Express