La Présidentielle française dans certaines capitales africaines .

Dimanche, 22 avril, 2012 - 22:30

KINSHASSA

Selon le consul de France à Kinshasa, le nombre de Français inscrits s'élève à 1370 pour toute la République Démocratique du Congo.

Il n'y a eu qu'un lieu de vote pour les français dans tout le pays : Kinshasa. Le pays étant très grand, la majorité des non-résidents à Kinshasa a voté par procuration.
Les résultats de Kinshasa étaient  affichés à partir de 19h30, heure locale, à l'ambassade de France.
Les françaisont suivi la soirée électorale dans le bar restaurant chez Amina/ Le Mistral, qui possède un grand écran. Il y a eu 493 votants sur 1370 inscrits

BAMAKO

Au consulat de France à Bamako, il y a eu toute la journée un dispositif de sécurité impressionnant : deux Gnala (semi-blindés sur les lesquels sont installés des canons à eau), une centaine de policiers maliens et une équipe du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) français. La situation instable du pays et la mainmise d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) sur le Nord du pays font craindre pour la sécurité des Français dans la capitale malienne.
Les Français de Bamako ont pu néanmoins voter dans le calme.

DAKAR

A Dakar, les Français se sont déplacés en nombre pour aller accomplir leur devoir civique. A 8h (heure locale), ils formaient une longue file d’attente devant le consulat général, où étaient  aménagés six bureaux de vote pour un peu plus de 12 000 inscrits. Dans les rangs, beaucoup de binationaux et de couples mixtes. « On est étonné par l’affluence. Il y a vraiment du monde, même si les choses vont vite », s’impressionnait une jeune expatriée, qui votait pour la première fois à Dakar.
l y a eu un peu plus de 12 000 inscrits sur la liste électorale consulaire au Sénégal. Une légère hausse par rapport à la présidentielle de 2007 9559 personnes étaient inscrites sur la même liste.
Sur le tableau d’affichage ou étaient  accrochés les « portraits » des candidats, à l’entrée du consulat général de France à Dakar, il y avait un vide : le candidat Jacques Cheminade n’avait pas envoyé d’affiche, d’après le Consul Général de France à Dakar, qui a tenu à mettre en évidence l’espace qui lui était réservé.

ABIDJAN .


 Ce sont un peu plus de 9 000 électeurs qui étaient appelés aux urnes en Côte d’Ivoire, selon Alain Sterbik, consul général de France à Abidjan. Une centaine d’entre eux sont installés au Libéria. La communauté française en Côte d’Ivoire est estimée à environ 15 000 personnes, l’une des plus fortes communautés française réside à Abidjan, la capitale économique du pays. Trois bureaux de vote ont été installés dans l’enceinte du consulat où se déroulait le vote. Le taux de participation tournait en moyenne pour les scrutins passés autour de 45%. Juste après la fermeture des bureaux de vote, le dépouillement a suivi , puis la transmission des résultats à Paris.
En famille, entre amis ou individuellement, les Français se sont déplacés massivement pour voter au consulat de France en Côte d’Ivoire sis au Plateau (quartier administratif d’Abidjan). De longues files d’attente étaient encore visibles en milieu de matinée. Les gendarmes français discrets assuraient la sécurité à l’intérieur du consul où a eu lieu le vote. A l’extérieur, la sécurité était l’affaire de la Brigade d’appui à la police municipale du Plateau, une unité civile ivoirienne. L’ambiance était décontractée. « Une journée de retrouvailles », a commenté un électeur qui venait de retrouver une amie perdue de vue depuis la crise post-électorale, l’an dernier.

« Moi, je vote Sarkozy ». Léandre Kouamé, membre du Grand conseil du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, d’Henri Konan Bédié), marié à une Française, n’a pas caché son choix à la sortie du bureau de vote. Cet enseignant d’université à la retraite a estimé que l’engagement en Côte d’Ivoire de Nicolas Sarkozy a été déterminant dans la fin du conflit postélectoral. Quant à un électeur pro-Gbagbo né en France et rentré en Côte d’Ivoire depuis trois ans, qui n’a pas souhaité être cité, il a clairement déclaré qu’il a « voté utile, donc Hollande ». En Côte d’Ivoire, les Français d’origine ivoirienne qui supportent Alassane Ouattara ont déclaré porter leur choix sur Sarkozy. Quant aux pro-Gbagbo, ils ont préfèré  François Hollande ou Jean-Luc Mélenchon.
Le vote a commencé à 8h (10h à Paris) et a pris fin à 18h (20 à Paris).

TUNIS.

Au cœur de Tunis, devant une ambassade de France, sous haute surveillance, la file s’est allongée toute la matinée. À midi, le taux de participation avoisinait les 40 %. « On n’a pas vu une telle mobilisation depuis longtemps », affirmait  un agent de la chancellerie. Aujourd’hui c’est messe, marché et élections », affirmait André, un natif de Tunisie, qui venait voter pour « s’assurer qu’au moins en France, cela ira mieux qu’en Tunisie ».
Sur près de 20 000 français résidents en Tunisie et 60 000 binationaux, plus de la moitié étaient inscrits sur les listes électorales . Pour inciter les Français à voter, deux bureaux de vote, l’un à Tunis et l’autre à La Marsa, ont été ouverts. Les précédentes élections présidentielles n’avaient suscité l’intérêt que de 50 % du corps électoral en Tunisie.
Les Tunisiens, eux, , par tradition, portent un intérêt particulier à la politique française et aux élections en particulier. « Pendant des années on ne pouvait parler de politique tunisienne, on compensait en analysant celle de l’hexagone », dit Hédi Slama, professeur à la retraite. Si les Tunisiens pouvaient voter ils pencheraient pour Hollande et Mélenchon ; Sarkozy a perdu en popularité pour son soutien à Ben Ali et pour sa réaction tardive et maladroite à la révolution de janvier 2011.

*Estimations des résultats du premier tour de la présidentielle :
- François Hollande : 28,4%
- Nicolas Sarkozy : 25,5%
- Marine Le Pen : 20%
- Jean-Luc Mélenchon : 11,7%
- François Bayrou : 8,5%

-Eva Joly à 2 %
- Nicolas Dupont-Aignan à 1,8 %
- Philippe Poutou à 1,2 %
- Nathalie Arthaud à 0,7 %


François Hollande et Nicolas Sarkozy sont donc les deux qualifiés pour le second tour.
  • Selon les chiffres de l'Institut Ipsos, le Front National réalise donc le meilleur score de son histoire. Jean-Luc Mélenchon a en revanche échoué dans sa quête de la troisième place . C'est la première fois que le candidat sortant n'arrive pas en tête au soir du premier tour.
  • Eva JOLY  dénonce "les apprentis sorciers" qui ont permis au FN de faire un score historique. 

 

Synthèse FSNB/AHRRGM