Le Président de la Commission de Lutte conte l'Enrichissement Illicite du Gabon , à Bujumbura !

Samedi, 29 mars, 2014 - 13:13

 

La tenue de la réunion de Bujumbura  offrira l’occasion de passer à la phase opérationnelle des activités de la jeune association  des Autorités Africaines Anti-Corruption d’Afrique afin de démontrer que ce phénomène et d’autres crimes transfrontaliers peuvent être mieux abordés dans l’unité et par des initiatives harmonisées, impliquant une approche africaine globale et multidisciplinaire.

Selon la Banque mondiale, plus de mille milliards  de dollars de pots-de –vin sont versés chaque année dans les pays développés et les pays en voie de développement réduisant ainsi la capacité des pouvoirs publics à investir dans les domaines socio-économiques.

Il s’agira de la toute première rencontre de l’organe de décision de  l’Association des Autorités Africaines Anti-Corruption d’Afrique née en septembre 2013 à Accra (Ghana) et présidée par le ghanéen, Charles AYAMDOO , avec à ses côtés :

Le  Burundi accueille le Secrétariat général.

Le Comité Exécutif , qui se réunit une fois par an, compte au total sept (07) membres dont une bonne partie reflète les régions du continent. Il  prépare:

  • les budgets,
  • les programmes annuels d’activités ,  
  • le plan d’action  et veille à la mise en oeuvre des objectifs de l’association avant d’en assurer le suivi et l’évaluation conformément aux résolutions de l’assemblée générale.

L’AAACA, organisation internationale, indépendante, apolitique et à but non lucratif, vise :

  • à  rassembler les autorités chargées de lutter contre la corruption,
  • à favoriser l’unité,
  • à coordonner et intensifier la coopération entre les Etats africains dans la prévention et la riposte.

COOPÉRATION MUTUELLE

Concrètement, il s’agit notamment :

de promouvoir et faciliter la coopération mutuelle entre les Etats  pour prévenir, détecter , enquêter , recueillir et fournir des preuves pour des procédures judiciaires et la répression de la corruption et des infractions annexes.

Cette coopération doit se traduire par l’identification, la saisie, la confiscation et le recouvrement des produits de la corruption ainsi que la poursuite des délinquants en fuite.

Toute chose qui participe de  la mise en application  effective de la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption ( adoptée le 12 juillet 2003 à Maputo au Mozambique)  et celle des Nations Unies contre la corruption ( adoptée le 09 décembre 2003 à Mérida au Mexique); deux instruments  internationaux signés,  ratifiés  et déposés par le Gabon auprès de l’UA et de l’ONU.

Source : Service Communication CNLCEI