Présentation des Voeux:allocution du Président de la République ,Chef de l'Etat , au CNC ,CES ,CNLCEI ,CENAP , Médiature ,Mairies,et Confessions Religieuses.

 

 

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Monsieur le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de l’Immigration et de la Décentralisation,

Monsieur le Président du Conseil Economique et Social,

Monsieur le Président du Conseil National de la Communication,

Monsieur le Président de la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente,

Monsieur le Président de la Commission Nationale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite,

Monsieur le Médiateur de la République,

A Monseigneur, l’Archevêque de Libreville, représentant les Confessions religieuses,

Monsieur le Maire de la Commune de Libreville,

Madame le Maire de la Commune d’Owendo,

Mesdames et Messieurs les membres des Conseils Municipaux de Libreville et d’Owendo,

Mesdames et Messieurs les Chefs de Quartiers de Libreville et d’Owendo,

Distingués Invités,

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais tout d’abord vous remercier pour les bons vœux formulés à mon endroit, à l’endroit de la Première Dame et à celui de toute ma famille.

Je voudrais, en retour,  adresser à chacun d’entre vous, à vos familles et à toux ceux qui vous sont chers, mes Meilleurs Vœux de Bonne Santé, de Bonheur et de Prospérité en ce début d’année 2012.

Je profite de la présente occasion pour manifester l’expression de ma profonde gratitude aux Institutions que vous représentez pour leur éminente contribution, au cours de l‘année 2011, au soutien à l’action de l’Etat ainsi qu’à la consolidation de la paix sociale et de la démocratie dans notre pays.

En effet, vos conseils, vos avis ou vos décisions concourent, dans le cadre de l’exercice de vos missions respectives, à l’animation ou à la régulation de la vie sociale et politique de notre pays.

La qualité de vos missions d’offre de services administratifs ou sociaux, d’encadrement, de promotion ou de défense, directe ou indirecte, des droits individuels ou collectifs de nos concitoyens, dépend de celle de votre contribution. 

L’appui des Institutions ici présentes à l’action de l’Etat est donc essentiel et contribue au bien-être des Gabonais, c’est-à-dire au développement harmonieux du pays.

S’agissant en particulier du Conseil Economique et Social, dont le mandat des membres est arrivé à son terme, l’année 2012 s’ouvre dans un contexte de renouvellement, concomitamment à l’ouverture d’une nouvelle législature à l’Assemblée Nationale.

Je voudrais, à cette occasion, adresser mes sincères félicitations au Président Antoine de Padoue MBOUMBOU MIYAKOU, pour l’important travail réalisé.

Monsieur le Président, votre riche et dense expérience de la gestion des affaires de l’Etat, au service de la plus ancienne institution constitutionnelle de notre pays, a très largement contribué à la qualité de ce travail.

Le Gouvernement et moi-même en avons tiré le meilleur profit. Qu’il nous soit donc permis de vous en être reconnaissants.

Mesdames et Messieurs,

Distingués Invités,

Le développement de la Démocratie dans notre pays a toujours fait une place éminente à la liberté de la presse. Celle-ci est consubstantielle à la liberté d’expression dont jouit chaque citoyen. L’exercice de ces libertés offre des espaces au débat public et favorise la formation d’une opinion publique.

Toutefois, pour que cette démocratie s’enracine davantage et durablement dans notre pays, il nous faut accepter que l’espace d’expression des opinions soit délimité par des règles basées essentiellement sur la crédibilité de l’information et, partant, sur la responsabilité des acteurs. Ces règles, qu’elles soient légales, réglementaires ou déontologiques, sont la contrepartie indispensable au droit de s’exprimer librement et que le Conseil National de la Communication a la mission essentielle de faire respecter.

Or, au regard des nombreux dérapages quotidiens dont une certaine presse s’est fait la spécialité depuis plusieurs mois, il est permis de s’interroger : pourquoi l’organe régulateur n’est-il pas en mesure d’appliquer les textes en vigueur ?

Pour ma part, si, comme chacun le sait, je reste attaché à l’exercice de la liberté d’expression dans notre pays, j’en appelle, toutefois, à une action plus vigoureuse et plus dynamique afin que, face aux errements constatés, la loi, mais rien que la loi, soit appliquée dans toute sa rigueur.

En effet, je souhaite encourager le développement d’une presse libre mais responsable, pour accompagner nos efforts en vue de l’épanouissement et du bien-être des Gabonais. C’est pourquoi le Conseil National de la Communication doit mettre en œuvre tout ce qui est en son pouvoir afin que les professionnels de la communication prennent la réelle mesure des lourdes responsabilités inhérentes à l’exercice de leurs métiers respectifs.

Dans le même sens, le chantier de la réforme du code de la communication doit être accéléré et conduit en même temps que la réforme du Conseil National de la Communication lui-même.

J’instruis dès à présent le Gouvernement à me produire les premières conclusions de ce travail dans les meilleurs délais.

A l’endroit des Confessions religieuses, je réitère mes remerciements et mes encouragements pour la contribution efficace de leur action à la paix et à la cohésion sociale, gages d’un développement humain et économique.

Je voudrais également rappeler que les crises sociales et politiques sont parfois, avant tout, des crises morales. Elles résultent des dérives comportementales, des injustices et des pratiques qui ont corrompu les âmes de bons nombres d’hommes et de femmes, favorisant ainsi la résurgence de phénomènes comme le repli identitaire ou ethnique, l’intolérance, la violence, la désinformation ou la délinquance juvénile, de plus en plus problématique dans notre pays.

A ces maux, la pratique de la foi apporte assurément des solutions d’apaisement, en transformant le cœur de l’homme grâce à la diffusion des vertus spirituelles.

C’est pourquoi je voudrais saluer à nouveau le Magistère des Eminents ministres du Culte que vous êtes, pour votre implication, discrète mais efficace, dans la résolution de ces crises. Vous devez continuer de vous tenir, comme des sentinelles de notre conscience collective, aux côtés des pouvoirs publics, pour que le Gabon reste toujours digne d’envie et un havre de paix.

C’est dans ce sens que j’ai proposé la création d’un Conseil interreligieux en République Gabonaise, qui constitue, pour vous, un espace d’expression et de concertation plurielles, indispensables à la paix, à la stabilité et à l’unité dans notre pays.

Mesdames et Messieurs,

Distingués Invités,

Nous devons, tous ensemble, continuer de consacrer nos efforts et nos ressources au développement de notre pays, ce d’autant plus que je mesure l’ampleur de la tâche qui reste à accomplir.

En effet, des défis importants nous attendent en 2012. Ils sont connus et ont trait, notamment, à la bonne gouvernance et  au maintien d’un climat social et politique apaisé. La confrontation de ces défis exige que l’expertise spécifique de vos institutions soit à la hauteur des enjeux.

En d’autres termes, de la même manière que j’appelle inlassablement les Gabonais à se débarrasser des clivages de toute nature, les responsables que vous êtes ne doivent pas céder à la tentation d’instrumentaliser les institutions qu’ils dirigent au profit d’une province, d’une ethnie, d’une idéologie ou d’intérêts particuliers quelconques.

Nous devons donc veiller à ce que l’esprit républicain prévale en toutes circonstances.

A propos des défis importants et s’agissant tout particulièrement des collectivités locales, je voudrais rappeler que les élections pour le renouvellement des nos Assemblées locales sont prévues pour se tenir, conformément aux dispositions constitutionnelles, entre le 6 octobre 2012 et le 6 avril 2013.

Ce seront alors les conseils municipaux et les conseils départementaux qui seront renouvelés, avant que ceux-ci ne procèdent, à leur tour, à l’élection des sénateurs.

Dès aujourd’hui, nous pouvons nous réjouir de ce que le Parlement a adopté la loi sur la décentralisation et celle relative au transfert des compétences de l’Etat aux collectivités locales. Ces deux textes, qui devront être complétés par différents décrets d’application, ouvriront la voie à la décentralisation effective dans notre pays, c’est-à-dire à l’entière responsabilisation des communes et des départements dans la gestion de leurs territoires.

Dès lors, de notre point de vue, il n’apparaît plus d’obstacle majeur autre que la volonté, pour que les collectivités locales s’attèlent à assumer leurs nouvelles responsabilités, tant administratives que financières.

 

Mesdames et Messieurs,

Distingués Invités,

L’organisation de la CAN 2012 dans notre pays est un honneur et un immense privilège que l’Afrique entière nous accorde. Nous devons en être fiers, mais aussi et surtout déterminés à mériter la confiance qui nous a ainsi été faite.

C’est pourquoi je demande à vos institutions de tout mettre en œuvre en vue de la réussite de cet important rendez-vous sportif.

A Messieurs les Maires de Libreville et Franceville et à Madame  le Maire d’Owendo, je vous demande d’être les relais efficaces, auprès de vos administrés, de mon invitation à tenir vos villes propres, agréables et accueillantes, afin que celles-ci présentent à tous ceux qui y séjourneront pendant la durée de cette compétition, la digne image d’une cité, certes en chantier, mais une cité sur la voie de l’Emergence.

Sur ce, je voudrais réitérer, à l’endroit de tous, de vos collaborateurs et de vos familles respectives, mes meilleurs vœux de bonne santé et de prospérité pour cette nouvelle année.

BONNE ANNEE 2012 !

QUE DIEU BENISSE LE GABON,

JE VOUS REMERCIE.