L'or nouveau pilier de l'industrie minière au Gabon !

Mardi, 27 août, 2013 - 14:13

 

 

Jusqu’en 2012, la société marocaine Managem, qui opère dans le site de Bakoudou, près de Bakoumba, était la seule compagnie à extraire de l’or dans l’ensemble du pays. Ces projets d’exploitation sont menés dans le cadre d’une coentreprise entre l’Etat Gabonais et Managem. Selon les estimations, le site de Bakoudou recèle, à lui seul, près de 1.7 tonne de réserves d’or.

 

 

Des dirigeants du Groupe MANAGEM s'étaient rendus à l'Ambassade du Gabon , au maroc , pour exposer le potentiel et le fonctionnement de leur groupe au Gabon

MANAGEM  a lancé ses travaux d’exploitation en janvier 2012. La capacité de production s’établissait à 1 400 kilos d’or par an et la société comptait produire des lingots, dont la pureté en or oscille entre 93 et 97 %. En août 2012, la société a annoncé qu’elle doublerait, à compter de janvier 2013, sa production d’or au Gabon pour atteindre environ 100 kilos par mois.

Le sous-sol gabonais est riche en ressources minérales diverses ; on recense plus de 900 sites, qui sont pour la plupart non exploités.

Plusieurs autres sociétés cherchent actuellement à profiter de la manne aurifère. Par exemple, en 2012, la compagnie d’exploration régionale GOLDSTONE a emménagé au Gabon après avoir obtenu des licences d'exploration dans les sites d’Oyem et de Ngoutou. L’exploration a débuté à Oyem, dans le nord du pays, en juillet dernier et s’inscrit dans le cadre d’un programme de forage de 3 000 mètres pour tester la zone principale de minéralisation. A compter du premier trimestre de 2013, neuf forages ont été réalisés sur le site ; les deux premiers forages ont révélé la présence d’or et la teneur s’élevait à 9.5 grammes par tonne métrique sur une zone de 120 mètres de large, selon les rapports de la compagnie.

D’après le Directeur des explorations chez GOLDSTONE  , Hendrik SCHLOEMANN en charge du projet ,  « Les résultats de ce programme de forage de reconnaissance à petite échelle sont très positifs dans la mesure où ils confirment une forte minéralisation aurifère sur 15 km ». Les travaux d’exploration à Oyem laissent donc  présager un avenir prometteur pour le secteur minier gabonais.

La  société canadienne SILVER BULL RESSOURCES  et sa filiale DOME VENTURES exécutent des travaux d’exploration le long de la rivière Ogooué ainsi qu’à proximité de la ville de Mevang en plus d’avoir récemment confirmé leur désir de renouveler leur licence d’exploration.

L’or n’est pas le seul minerai à susciter de plus en plus de convoitises. En effet, on constate un regain d’activité dans l’industrie du fer et les sociétés internationales sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers le Gabon.

 L’exploitation du fer s’est longtemps concentrée aux alentours du gisement de Belinga, qui est considéré comme l'un des plus grands gisements au monde jamais exploité – les réserves de minerai de fer de grande qualité y sont estimées à un milliard de tonnes. Toutefois, malgré son potentiel, le gisement demeure inexploité. En 2007, COMIBEL , une filiale de la société chinoise CMEC, a signé un contrat en vue d’exploiter le gisement, mais le contrat a été suspendu par le gouvernement gabonais en décembre 2011 en raison d’un manque d’activité sur le site.

Monsieur Désiré GUEDON, Ministre Délégué à l’Economie, déclarait ,  en mars dernier : « Les pourparlers se poursuivent. Nous n’avons pas coupé les ponts [avec CMEC], et nous ne leur avons pas dit de renoncer au projet .Cependant, nous les avons invités à réviser leur dossier. Ils sont toujours intéressés par le projet et nous n’avons toujours pas sélectionné nos partenaires. »Le gouvernement serait donc  toujours en contact avec CMEC afin de permettre la poursuite du projet. Toutefois, l’Etat gabonais aurait également essayé de tendre la main à d’autres investisseurs éventuels.

D’autres projets d’exploitation du fer sont en cours. En août dernier, la société australienne VOLTA MINING  a obtenu deux licences d’exploration sur une superficie totale de 3 922 km² dans une zone dénommée Mbombo, située non loin du gisement de fer de Belinga . VOLTA MINING  compte , à l’heure actuelle,  parmi les sociétés qui détiennent le plus grand nombre de permis d’exploration du fer en Afrique de l’Ouest ; ses licences portent sur une superficie de 5 740 km².

Une autre entreprise australienne, WARATAH  a annoncé, à la mi-mai, qu’elle concentrerait ses efforts sur le Gabon. WARATAH  détient une licence d’exploration dans une zone dénommée « Fer-Mekambo-Est ». Son Directeur Général déclarait au mois de Mai dernier «Nous demeurons extrêmement optimistes quant au potentiel des licences gabonaises et publierons les résultats des essais métallurgiques, au cours du prochain trimestre. »

Au Gabon, l’industrie minière jouit d’une croissance rapide encourageante. Cette tendance ne limitera certes pas la lourde dépendance du pays envers les recettes provenant des matières premières, mais elle réduira son exposition aux chocs liés aux prix de l’or noir. Malgré les quelques défis rencontrés avec l’exploitation du gisement de Belinga, qui est certainement l’un des gisements les plus rentables, le secteur du minerai de fer devrait connaître une forte croissance dès la signature d’un nouveau contrat. Les découvertes dans le secteur de l’or devraient, elles aussi, stimuler l’industrie.

Synthèse : FSNB / JCB

Source : Oxford Business Group