NIGERIA et BURKINA FASO , en finale !

Jeudi, 7 février, 2013 - 11:22

Le Nigeria dominateur  aux dépens du Mali

L’équipe du Nigeria s’est brillamment qualifiée pour la finale de la CAN 2013 en battant celle du Mali 4-1, ce 6 février à Durban. Après avoir éliminé la Côte d’Ivoire en quart de finale, l’équipe du Nigeria a affirmé un peu plus son statut de favori durant cette CAN 2013.

C’est un défenseur, le latéral gauche Elderson Echiejile, qui trouve la faille, une première fois , en jaillissant au second poteau d’une tête plongeante : 0-1, 25e.

Les Super Eagles ne desserrent pas l’étau : sur une nouvelle accélération plein axe, Brown Ideye se présente face à Mamadou Samassa. Le ballon finit sa course au fond des filets : 0-2, 30e.

Le KO intervient à la 44e minute lorsqu’un coup franc d’Emmanuel Emenike est totalement dévié par le pied de Mohamed Sissoko dans sa cage : 0-3.

 

Ahmed Musa creuse l’écart grâce à un déboulé côté gauche, un service dans la profondeur et une balle glissée entre les jambes de Samassa : 0-4, 60e.

Les Nigérians lèvent un peu le pied en vue de la finale et Cheick Diarra, parvient à scorer lorsque Cheick Diabaté lui remet intelligemment un ballon en retrait : 1-4, 75e. Un but pour sauver l’honneur.

Le Nigeria disputera sa septième finale de Coupe d’Afrique des nations, la première depuis la CAN 2000 à domicile.

Le Mali, de son côté, jouera comme en 2012, la 3e place.

Mohamed Sissoko, milieu de terrain malien :

« Les Nigérians ont réussi un gros match. On a été bien durant les vingt-cinq premières minutes. Après, on s’est relâchés. C’est difficile… On n’avait pourtant bien préparé ce match. Ce sont les aléas du football. Ils ont été meilleurs que nous. […] Ils ont fourni un bon football. Ils étaient bien en place. […] On est sous le coup de la déception mais on ne va pas s’éterniser sur cette défaite. Il faut maintenant préparer le prochain match. C’est primordial pour nous de ramener une médaille. »

Mamadou Samassa, gardien de but malien :

« Ce score de 4-1, ça fait mal. Ça s’est joué sur des détails. On a été moins bons que le Nigeria. […] On a bien débuté puis on a pris un premier but. Puis, ils ont enchaîné avec un deuxième et un troisième. ça a été très difficile à la mi-temps. Ensuite, ils ont géré. […] Quand on est gardien de but, en prendre quatre, ça fait mal. Maintenant, il faut se relever parce qu’il y a une troisième place à aller chercher. »

Patrice Carteron, sélectionneur du Mali :

« On va déjà digérer cette déception même si on est tombés sur meilleurs que nous. On va bien se préparer pour jouer ce match pour la 3e place à Port Elizabeth. […] Aller en demi-finale une deuxième année de suite, c’est déjà une bonne performance. C’est sûr qu’on aurait aimé faire mieux. Maintenant, quand il y a autant d’écart entre les deux équipes, il faut aussi savoir s’incliner et reconnaître la supériorité de l’adversaire. […] Je suis très déçu pour les joueurs, mais malheureusement, on a perdu le fil en première période avec ces trois buts. On a fait des erreurs assez criardes, des erreurs qu’on n’avait pas fait depuis le début. »

Joseph Yobo, défenseur nigérian :

« Je ne pensais pas que ce serait facile. J’avais dit que ce serait un match très difficile. Mais quand tu marques vite, ça change tout en football. […] Il n’y a aucun risque qu'on prenne trop confiance. […] Cette finale est très importante pour ma génération parce que c’est ma sixième CAN et on n’a jamais gagné, on n’avait même pas atteint la finale. C’est important pour nous de gagner cette coupe ; pour nous et pour la nouvelle génération. »

Elderson Echiejile, défenseur nigérian :

« Le Mali a une bonne équipe et ça a été un bon match. […] On voulait faire comme face à la Côte d’Ivoire. On a beaucoup travaillé et ça a payé. Cette finale va être un grand match. Nous allons faire de notre mieux, histoire de ne pas être venu pour rien. […] Maintenant, tout le monde va dire qu’on est les favoris, qu’on va gagner la coupe. »

 

Historique Burkina Faso !


Le Burkina Faso accède pour la première fois de son histoire à la finale de la Coupe d’Afrique des nations au terme d’un match fou remporté face au Ghana (1-1, 3 tab 2). Les Étalons affronteront le Nigeria en finale.


Sans s’être montrés jusque là dangereux, les Black Stars du Ghana  allaient profiter d’un penalty très généreux accordé par l’arbitre de la rencontre pour prendre l’avantage.Panandetiguiri retenait très légèrement par le bras Atsu qui s’effondrait dans la surface. Mubarak Wakaso ne se fit pas prier pour transformer l’offrande (1-0, 13e). Inscrivant  là son 4e but du tournoi.

Mais le Ghana allait regretter de ne pas avoir concrétisé ses énormes occasions. Badu perdait le ballon aux abords de sa surface. Kaboré qui rôdait, lançait dans l’intervalle son coéquipier Bancé qui ne se faisait pas prier pour égaliser (1-1, 60e).

L’arbitre se signalera une nouvelle fois de manière scandaleuse en expulsant Jonathan Pitroipa pour une simulation imaginaire, alors que celui-ci était bel et bien accroché dans la surface ghanéenne (118e).

C’est donc aux tirs au but que l’issue de cette rencontre se décida et à ce jeu là c’est Daouda Diakité qui se montrait le plus fort ! Le gardien, burkinabè délivrera les siens en stoppant le tir au but de Badu. Auparavant, ses coéquipiers Vorsah et Clottey avaient tiré à côté (1-1, 3 tab 2).

C’est donc le Burkina Faso qui rejoint le Nigeria en finale de la CAN 2013. La petite finale opposera comme en 2012 le Ghana au Mali.

 

Aristide Bancé: «On est resté solidaire»

RFI : Quel est votre sentiment après cette victoire contre le Ghana ?

Aristide Bancé : Franchement, il n’y a rien à dire. On y a cru jusqu’au bout et on mérite d’aller en finale.

Contre les Ghanéens, vous avez eu beaucoup d’occasions et vous avez surtout permis l’égalisation. Expliquez-nous votre match.

Aristide Bancé : Je suis un attaquant qui me bat à 100%, et j’ai usé beaucoup d’énergie aussi à défendre. Mais j’ai marqué ce but qui nous emmène en finale et c’est l’essentiel. J’ai profité d’une belle passe de Charles Kaboré, qui a une grande intelligence de jeu. On a eu beaucoup d’occasions et après le penalty, on est resté solidaire. Les tirs au but font aussi partie du jeu et on gagne la séance.

Justement, vous avez fait une « panenka » lors de cette séance de tirs au but. C’était prémédité ? 

Aristide Bancé : Oui, je suis un attaquant et j’ai plusieurs cordes à mon arc. J’ai eu confiance en moi et d’ailleurs, j’ai suivi tous les penaltys de ce gardien et je savais comment faire. Ce n’était pas un hasard !

Avant cette demi-finale contre le Ghana, vous aviez joué quatre matches à Nelspruit. Est-ce que finalement vous avez eu l’avantage du terrain, sachant que la pelouse était en très mauvais état ?

Aristide Bancé : Non. Le terrain était mauvais pour tout le monde. Et finalement, malgré cela, on a vu un bon match et de bons joueurs. C'était difficile, le ballon ne rebondissait pas comme d’habitude, mais cela fait partie du football.

Les grands favoris de cette CAN ont été éliminés. Et comme l’année dernière, il y des surprises. Est-ce que l’on peut dire que la CAN est une compétition à part, où tout est possible ?

Aristide Bancé : Selon moi, dans une CAN, il n’y a jamais d’équipe favorite. J’ai toujours remarqué que c’était les battants qui s’en sortaient le mieux. Avec une équipe solidaire et des joueurs qui se donnent à fond, on peut remporter une CAN. Il n’y a pas que les joueurs qui évoluent dans les grands clubs qui peuvent y arriver. Le plus bel exemple, c’est la Zambie l’année dernière. La majorité de l’équipe était dans le championnat congolais. Et comme eux, je crois que c’est la solidarité qui envoie le Burkina en finale.

Quelle est la différence entre 2012 et 2013 ?

Aristide Bancé : L’entraîneur ! Il sait parler aux joueurs et nous avons tous été mis sur le même pied d’égalité. Je crois que tout le monde est content. Même si tu es sur le banc, tu ressens de la joie pour tes coéquipiers. Si dans certaines équipes, les remplaçants ne sont pas heureux, nous, nous sommes une famille. Si demain je ne fais pas partie du onze de départ, je serais sur le banc pour soutenir mon pays. C’est comme ça et c’est très bien.

Que pensez-vous du carton rouge infligé à Jonathan Pitroipa ?

Aristide Bancé : C’est dommage. Jonathan est un joueur qui est connu pour être quelqu’un de très fair-play. Je pense que cette sanction est exagérée et que ce serait bien de revoir la vidéo et de revenir sur cette décision. Je ne sais pas si c’est possible, mais ce serait bien qu’il joue la finale. Pour moi, ce serait logique.

Sans Jonathan Pitroipa et Alain Traoré, cette finale contre le Nigeria risque d’être compliquée...

Aristide Bancé : Oui, ce sont deux joueurs importants de notre groupe. Nous  allons devoir nous battre encore plus. Mais c’est possible car nous sommes solidaires.

FSNB / JCB 

Avec :RFI