Marie-Julie BILOGO-BI-NZENDONG , Ministre Déléguée auprès du Ministre l’Economie, de la Promotion des Investissements et de la Prospective :'' le Gabon entend pleinement faire entendre sa voix au sein du Fonds Africa50'' !

Jeudi, 30 juillet, 2015 - 14:37

Après la tenue, à Casablanca, mercredi 28 Juillet 2015 , de la première Assemblée Générale du Fonds Africa50 , Madame Marie-Julie BILOGO-BI-NZENDONG , Ministre Déléguée auprès du Ministre de  l’Economie, de la Promotion des Investissements et de la Prospective , qui y prenait part , a bien voulu nous livrer cet entretien que nous vous proposons , ci-dessous.

Madame le Ministre, votre appréciation de cette Assemblée Générale Constitutive du fonds Africa 50.

Le Fonds Africa50est une initiative de la Banque Africaine de Développement en réponse à l’ampleur des besoins de financement en faveur des infrastructures en Afrique. Il vise à mobiliser à la fois les financementspublics et privés et accélérer la réalisation d’infrastructures en Afrique afin de  créer une nouvelle plateforme pour la croissance africaine.

Africa 50 est en réalité doté de deux instruments d’intervention que sont les deux fonds:

-      « Africa50-Développement des Projets »  qui se focalise sur l’élaboration des projets, afin d’accroitre le nombre de projets d’infrastructures bancables;

-      « Africa 50- Financement des Projets » qui s’intéresse au financement de projets, dans le but de fournir les instruments financiers voulus pour favoriser l’effet de levier et attirer les financements supplémentaires nécessaires pour la réalisation des infrastructures.

Africa50 voudrait axer son action sur des projets d’infrastructure ayant une grande influence nationale et régionale dans différents secteurs. Il entend s’inscrire dans une perspective de financement des projets pour une valeur de 100 milliards de dollars à partir d’une capitalisation recherchée à moyen terme de 3 milliards avant d’être portée à 10 milliards par la suite. Le fonds sera alimenté par trois principales catégories d’investisseurs : (i) les pays africains, (ii) la BAD et d’autres acteurs financiers du  développement et (iii) les investisseurs institutionnels, comme les fonds souverains et les fonds de pension.

Une réunion extraordinaire des actionnaires s’est tenue à Abidjan le 25 mai 2015, en marge des Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement. Cette rencontre avait servi de plateforme pour présenter le niveau de souscription et permettre aux pays de confirmer leur engagement à l’égard du Fonds.

La réunion de Casablanca  est une Assemblée Générale Constitutive qui avait pour objet, l’adoption des statuts des deux sous-fonds, la composition des Conseils d’Administration et les différentes règles qui régiront les activités de ces structures.

Mon sentiment est que la mise en œuvre de ces deux fonds est la concrétisation de la volonté des africains à prendre leur destin en main pour rechercher des résultats probants dans l’amélioration des infrastructures sur le continent. Cette dynamique s’opère dans un contexte où toutes les analyses s’accordent pour indiquer que le développement économique passe par un accent particulier sur ce domaine. Cela se justifie par le fait qu’il soit porteur d’une croissance endogène et aussi parce qu’il est un élément catalyseur de l’activité des autres acteurs économiques.

Quelle est la position du Gabon dans le cadre d’une telle initiative ?

Le Gabon a été l’un des pays fondateurs de l’initiative Africa 50. A la différence d’autres initiatives du genre, il convient de rappeler qu’Africa 50 est fondé sur une gouvernance privée guidée par la recherche de la rentabilité des investissements. En tant qu'institution financière à caractère commercial, Africa50 cherchera aussi bien à préserver et fructifier son capital de base qu'à fournir  des dividendes  aux actionnaires.Notre pays a pris la décision de souscrire au capital et entend faire entendre sa voix pour l’amélioration des infrastructures en Afrique en général et au Gabon en particulier.

PRESSE ET COMMUNICATION AHRRGM