Lutter contre le braconnage des éléphants au Gabon , et en Afrique Centrale !

Mercredi, 27 février, 2013 - 08:39

A la faveur d’une conférence de presse organisée le 18 février à Libreville, les conservateurs du Fonds Mondial pour la Nature (WWF) ont lancé une pétition internationale en vue de demander au Premier ministre Thaïlandais, Yingluck SHINAWATTRA, dont le pays est une plaque incontournable et l’un des principaux débouchés du trafic d’ivoire, de modifier la loi et d’en interdire le commerce.

«On peut faire plus dans cette région pour combattre le braconnage. Mais il tient aussi aux populations du Gabon, du Cameroun, de la République du Congo, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, de dire aux dirigeants des pays comme la Thaïlande, que leur marché d’ivoire est inacceptable», a indiqué Bas HUIJBREGTS, Directeur de la campagne WWF de lutte contre le commerce illégal d’espèces.

«Nous sommes en train d’assister au massacre systématique du plus grand mammifère du monde. Si rien n’est fait, on ne peut exclure que de notre vivant, il n’y aura plus aucune espèce d’éléphants en Afrique centrale, comme c’est déjà le cas dans cette région avec les rhinocéros noirs et blancs», a poursuivi Bas HUIJBREGTS , insistant que les «les peuples d’Afrique centrales ont toutes les raisons de signer cette pétition».

Une étude menée récemment par la WWF, la Wildlife Conservation Society et le Gouvernement Gabonais, a démontré que, depuis 2004, le braconnage a tué plus de 11 000 éléphants au Gabon dans la seule forêt du Parc National de Minkebe. Sanctuaire de la plus grosse population d’éléphants de la forêt gabonaise, ce parc, soutient la WWF, compte aujourd’hui un éléphant par kilomètre carré, contre quatre il y a une décennie.

Le Gabon abriterait près de la moitié des 100 000 éléphants de forêt encore en vie dans le monde.

Synthèse : FSNB / JCB

Source : GABONREVIEW