Interview de Monsieur Albert MALLET , initiateur de la Conférence de Rabat pour le Développement Durable !

Jeudi, 14 novembre, 2013 - 11:13

Initiateur de la Conférence de Rabat pour le développement durable ( 13 et 14 novembre 2013 à Rabat) , Albert MALLET revient sur cette rencontre qui voit la présence de quelques  400 participants et de nombreux acteurs  engagés dans le développement durable.

Quel rôle peut jouer la Conférence de Rabat pour le développement durable dans la politique énergétique ?

La Conférence de Rabat, c'est une tribune où les différents acteurs pourront venir s’exprimer, débattre. Et rendre compte de l’avancée des projets et ambitions.

Pensez-vous qu’une politique globale pour le développement des énergies renouvelables serait plus efficace que les politiques définies spécifiquement par les états ?

Les pays européens et du sud et de l’est de la Méditerranée doivent relever des défis communs dans le domaine de l’énergie, qui rendent nécessaires une diversification et un renforcement de la sécurité de leur approvisionnement énergétique, un transport adéquat des énergies, ainsi que le développement et la modernisation des cadres institutionnels, des outils de soutien, des infrastructures et des capacités industrielles dans ce domaine.

Un cadre stratégique commun est nécessaire pour l’identification et la création des conditions institutionnelles, socio-économiques et d’infrastructures, nécessaires pour un déploiement rentable et durable des technologies des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique dans la région méditerranéenne.

Vous avez placé les jeunes au cœur de la Conférence de Rabat, afin qu'ils soient au centre de la réflexion mais aussi qu'ils découvrent les opportunités de l’économie verte. Est-ce qu’on peut en déduire que les jeunes sont absents du débat sur le développement durable ?

Nous souhaitons, à la Conférence de Rabat pour un développement durable, placer les jeunes générations au centre des enjeux car elles hériteront de la situation que leur laisseront leurs aînés.

Vous avez invité le monde politique, économique, académique, associatif et culturel à la Conférence de Rabat. Mais arrondir les angles entre ces différentes composantes du débat sur le développement durable s’est avéré être un échec jusque-là, car l’économique et le politique finissent toujours par primer. Comment, d’après vous, trouver le juste compromis ?

Il faut toujours favoriser le dialogue entre l’ensemble des parties prenantes : les décideurs politiques et ceux du monde de l’entreprise, mais également ceux de la société civile, du monde des médias et les représentants académiques. De nouveaux outils ont fleuri, en particulier ceux portés par Internet (réseaux sociaux). Ils constituent une formidable caisse de résonance. Aussi, les prises de décisions intègrent de plus en plus des dimensions moins audibles par le passé.

La synthèse des travaux de la Conférence de Rabat sera destinée à qui ?

Les conclusions de la Conférence de Rabat sur le développement durable seront destinées aux pouvoirs publics, aux décideurs économiques, ainsi qu’aux personnes sensibles à ces enjeux, en particulier ceux liés au développement du pourtour méditerranéen.

FSNB / JCB