Gestion des déchets au Maroc : les différentiés actions explicitées !

Mercredi, 14 octobre, 2015 - 17:38

Une Conférence sur le tri, le recyclage et les filières de valorisation des déchets , au Maroc , s’est tenue ce mercredi 14 Octobre 2015 , dans l’une des salles d’un grand hôtel de la ville de Rabat .

S.E.M.Abdu Razzaq Guy KAMBOGO, Ambassadeur Haut Représentant de la République Gabonaise, près le Royaume du Maroc , et quelques membres de la société civile gabonaise , singulièrement ,Monsieur Nicaise MOULOMBI , Administrateur Directeur Exécutif de l’Observatoire de Promotion , de Développement Durable, de Produits et Services des Industries du Gabon étaient bien présents .

Plusieurs  ministres de l’environnement des pays africains, des représentants de l’Union Européenne, de la Banque Mondiale, de l’Agence Française pour le Développement, de la coopération allemande  et de la Banque Africaine de Développement (BAD) étaient aussi de la partie. De même que d’autres acteurs et experts aux niveaux national et international.

Cet événement, organisé par le Ministère Marocain délégué, chargé de l’Environnement, avait pour objectif un échange d’expériences et de savoir-faire en matière de valorisation des déchets , au niveau national et international .Il aura  également permis d’identifier les éventuelles perspectives de coopération sud-sud et nord-sud en matière de gestion intégrée et durable des déchets dans le cadre d’une économie circulaire inclusive .

Plusieurs interventions ont ponctué le démarrage de cette cérémonie.

Latifa ECHIBAHI, Secrétaire Générale du Ministère de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie numérique, relevant  que la mise en place de filières «respectueuses des règles de sécurité et de protection de l'environnement vise à limiter considérablement les dégâts engendrés par les pratiques informelles, et à intégrer les activités informelles dans le secteur formel» , a indiqué que  l'Etat marocain  et le secteur privé apporteront des réponses pratiques et concrètes aux multiples problèmes causés par les activités de récupération et de valorisation des déchets. Soulignant que  «Ces activités s'opèrent dans des conditions précaires et constituent un véritable danger pour la santé publique et pour l'environnement».

Un peu avant elle, Monsieur Charki DRAISS , Ministre délégué auprès du Ministre Marocain de l'Intérieur, avait affirmé que le gouvernement avait pris différentes mesures pour promouvoir ce secteur de la gestion et de la valorisation des déchet. Reflétant ainsi  l'engagement permanent du Maroc pour réaliser un développement durable et intégré «dans un respect total des normes de protection de l'environnement».

Madame Hakima El HAITE , Ministre déléguée chargée de l'Environnement, après avoir passé en revue les différents textes juridiques organisant et structurant ce secteur, a mis en avant les réalisations du Programme national des déchets ménagers et assimilés (PNDM), soulignant qu'il avait  permis d'améliorer la qualité de gestion des déchets dans 180 communes et les taux de collecte et d'enfouissement des déchets qui s'élèvent actuellement à 86% et 37% respectivement, contre 48% et 11% en 2008

Diverses conventions de partenariat, trois au total , visant la mise en place de filières de valorisation écologique des déchets ont été signées, entre l'Etat marocain et le secteur privé, dans l'objectif de répondre aux problématiques liées aux activités de gestion et de valorisation des déchets. 

Ces accords signés entre le ministère chargé de l'Environnement, le ministère de l'Intérieur et le ministère de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie numérique, d'une part, et la Fédération des industries forestières, des arts graphiques et de l'emballages (FIFAGE), le Groupement des pétroliers marocains (GPM),et Eco-Gras, d'autre part , portent sur la mise en place au Maroc:

  • de filières de valorisation écologique des papiers et cartons,
  • des huiles lubrifiantes usagées,
  • des huiles alimentaires usagées.

 

Ces  conventions, à très forte  dimension économique, permettront de recycler :

  • 140.000 tonnes de carton,
  • 70.000 tonnes d'huiles lubrifiantes usagées,
  • 105.000 tonnes d'huiles alimentaires usagées.

  

Elles devraient, aussi, permettre de créer de nombreux emplois dans les filières concernées, tout en améliorant le rendement et les conditions d’emploi des personnes qui « travaillent dans l’informel et dans des conditions précaires ».

 

Divers exposés ont permis d’effectuer un vaste tour d’horizon des politiques mises en œuvre au Royaume du Maroc pour favoriser une véritable politique de  gestion des déchets. De même qu’il aura été présenté un indicateur du développement durable.

Deux tables rondes ont permis à l’auditoire de participer pleinement à cette rencontre. Tables rondes autour des différentes stratégies et opportunités de développement du tri, du recyclage et de la valorisation des déchets.

 

Certains axes de valorisation énergétiques ont également été  longuement évoqués. Tout comme l’assistance a eu droit à des communications sur quelques expériences étrangères, et notamment concernant le modèle allemand de stratégie de mise en place des filières ; et français sur le développement de l’économie circulaire.

Cette conférence est assurément venue conforter les uns et les autres sur le positionnement du Maroc, dans la sphère sud, concernant les problématiques liées à l’environnement et à la lutte contre la pollution.

PRESSE ET COMMUNICATION AHRRGM