Le Gabon a su relever le défi de l'Organisation .

Mercredi, 15 février, 2012 - 10:15

Dans un entretien accordé à Gabon Matin Sports de l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), M. Louis Claude Moundzieoud Koumba, président de la Commission Communication du COCAN, a affirmé que le Gabon avait relevé avec brio le défi de l’organisation du tournoi sportif majeur du continent africain. 15 milliards de FCFA ont été mis à la disposition du COCAN pour tenir le pari. Lecture

Gabon Matin : Quel bilan faites-vous au terme de l’organisation de cette 28ème édition de la CAN ?

Louis Claude Moundzieoud Koumba :C’est un sentiment de fierté et de satisfaction pour mon pays le Gabon et pour le Comité d’Organisation. Nous avons tenu le pari de l’organisation, nous avons été fidèles aux instructions qui nous ont été transmises et à la mission qui nous a été assignée, par le chef d’Etat gabonais Ali Bongo Ondimba, de réussir l’organisation qui s’inscrit dans les normes internationales d’une compétition. Nous avons tenu le pari, en témoigne le satisfecit de la Confédération Africainede Football (CAF), lors de son Assemblée générale du 10 février, le satisfecit du président de la FIFA, Sepp Blatter, qui s’est réjoui de la qualité de l’organisation mise en route par les deux pays hôtes, notamment le Gabon, le satisfecit des hommes des médias, parce que ce sont eux qui ont rendu visible l’action du COCAN et l’ensemble de la compétition. Au sortir de cette CAN, je peux dire que le pari a été tenu. Objectifs atteints et missions accomplies parce que le Gabon était lancé sur deux défis. Le défi sportif avec l’équipe nationale qui s’est arrêtée en quart de finale, mais avec des promesses porteuses pour l’avenir. Le deuxième défi était celui du COCAN. Il portait sur l’organisation. La Nation peut être fière des sacrifices consentis, les populations également, qui avaient accepté les embouteillages et certains désagréments. Aujourd’hui, elles peuvent être fières de leur pays qui a réussi le pari d’organiser cette CAN, malgré tout le doute qui entourait l’organisation de cette compétition, malgré aussi les délais. Nous n’avions travaillé que pendant neuf mois de manière effective pour réussir à relever le défi.

Hormis le fait que la compétition a été conjointement organisée par le Gabon et la Guinée-Equatoriale, en quoi cette CAN aura été originale ?

L’originalité de cette compétition se situe à plusieurs niveaux. Pour la première fois de l’histoire de la CAN, les journalistes ont bénéficié gratuitement des télécommunications dans les centres de presse de niveau mondial. Ils l’ont d’ailleurs tous reconnu. Et le service était de qualité. L’originalité se situe aussi dans le fait que les journalistes ont bénéficié de deux repas pendant les jours de matches, au lieu d’un repas comme le COCAN l’avait annoncé au départ. C’est une originalité de nourrir en permanence un grand nombre de journalistes. L’originalité, c’est qu’un pays qui ne disposait pas d’une compagnie aérienne ait pu avoir un relais pour transporter gratuitement les journalistes, sur présentation d’une accréditation. Ça c’est à mettre à l’actif du gouvernement gabonais, c’est à mettre à l’actif du peuple gabonais et du COCAN. Pour la première fois également, le plan sanitaire a mobilisé deux hélicoptères entièrement médicalisés pour assurer la couverture sanitaire de toutes les populations. Ce sera marqué d’une pierre blanche dans l’histoire que quand le Gabon a organisé la CAN, il a innové.

Peut-on avoir une idée générale des ressources qui ont été débloquées pour l’organisation de la CAN 2012 ?

Les ressources se situent à deux niveaux. Il y a les ressources matérielles, même dans les ressources matérielles il faut encore une subdivision parce qu’il y a la partie infrastructurelle dédiée à la CAN(stades, hôtels …) qui étaient gérés directement par l’Agence Nationale des Grands Travaux (ANGT). Ensuite, il y a le volet évènementiel, sur le plan financier, qui était géré directement par le COCAN. Pour gérer cette compétition, le COCAN a bénéficié d’une enveloppe de quelque 15 milliards de FCFA. Un cabinet d’audit a été sollicité pour dresser  les  comptes  , d e  manière  transparente . Il y a aussi le volet humain. Souvent, les gens disent que le Gabon est un petit pays, petit peut-être par sa superficie mais riche par la qualité de ses ressources humaines. Le Gabon a démontré à la face du monde qu’il avait des ressources humaines de qualité pour organiser des évènements de la taille d’une CAN, la plus prestigieuse des compétitions africaines. Il faut aussi saluer les volontaires. Il y avait très peu de professionnels. Les volontaires étaient surtout composés d’étudiants et des élèves qui ont apporté leur pierre à l’édifice. Nous avons mobilisé 1000 volontaires au total, 600 sur Libreville et 400 sur Franceville, pour accompagner le COCAN. Chapeau à ses Messieurs et ses Dames qui ont honoré leur contrat.

Aujourd’hui la CAN est terminée, quelle politique le COCAN compte mettre sur place pour pouvoir assurer l’entretien des infrastructures qui ont été construites et, éventuellement pour les rentabiliser ?

Le COCAN est une structure ad hoc, mise sur place pour une période bien déterminée, pour gérer une tâche bien précise. La CAN étant terminée, le COCAN va faire les comptes avec l’Etat qui est le propriétaire de toutes les infrastructures. Le COCAN n’a été que l’utilisateur de ces infrastructures. La gestion technique de ces infrastructures a été confiée à l’ANGT. Au plan hôtelier, il faut dire que c’est au moins entre 400 et 500 emplois permanents qui vont être créés, ce qui participera à la résorption du chômage.