Gabon : Il tue sa compagne

 Adjunice Da Mata Sacramento Penhor, une jeune femme santoménne de 26 ans, rapporte le quotidien « L’Union », était partie, bon pied, bon œil, avec son concubin, Bernabé Edou Mba, à Medouneu, 41 ans, Chef-lieu du Haut-Komo, dans la Province du Woleu-Ntem (nord), à la mi-novembre. Mais elle y a laissé la vie. Le couple avait déjà une petite fille de quatre ans. C’est dissimulé dans un matelas, enfoui à l’arrière d’un pick-up, que son corps a été ramené à Libreville.

Bernabé Edou Mba qui vient d’être placé en détention préventive à la Prison centrale de Libreville pour avoir ôté la vie à sa compagne, soutient que cette dernière est décédée des suites d’un accès palustre. Mais cette thèse de mort naturelle ne convainc pas les autorités judiciaires, tant le corps de la jeune femme présentait des signes de violence.

Selon Louis Soares de Barros, attaché consulaire, chargé des communautés à l’ambassade de la République Démocratique de Sao6Tomé et Principe à Libreville, la victime avait le cou, les pieds et les bras casés. Elle était métisse mais le corps était devenu bleu, avec des hématomes et des traces d’armes blanches partout. C’est incontestablement, a-t-il ajouté, un meurtre.

Les proches de la défunte soutiennent que le jeune couple battait de l’aile ces derniers temps. Adiunice qui était gardée comme une prisonnière, voulant retourner dans son pays où Edou Mba était allé la chercher, il y a cinq ans.

Les autorités judiciaires privilégient la thèse du meurtre. En attendant les conclusions de l’information judiciaire ouverte contre Edou Mba, le juge d’instruction en charge du dossier l’a placé en détention préventive à la Prison centrale de Libreville. Une partie de ses proches l’ont présenté comme un personnage sulfureux.

Par le passé, témoigne-t-elle, il avait été accusé d’avoir tué sa propre sœur dans une forêt de Medouneu. Avant d’amener son corps à Libreville sans prévenir la famille.

FIN/INFOSGABON/MM/PK/2012

© Copyright Infos Gabon