Le Gabon contributeur au FONDS AFRICA 50 qui vient d'être lancé à Casablanca , au Maroc !

Jeudi, 30 juillet, 2015 - 18:36

Africa50, la nouvelle plateforme d’investissement destinée au financement de projets d’infrastructures nationaux et régionaux pour la transformation structurelle des économies africaines a tenu , ce mercredi 29 juillet 2015 , dans la ville de Casablanca ( Maroc ) , sa première assemblée générale constitutive. 

Plusieurs Chefs de Missions Diplomatiques accrédités au Royaume du Maroc et des représentants de plus d’une vingtaine de pays africains étaient présents  pour cette Assemblée Générale constitutive du Fonds Africa50.

La délégation gabonaise, à laquelle s’était joint S.E.M.l’Ambassadeur Haut Représentant de la République Gabonaise, près le Royaume du Maroc, était conduite par  Madame Marie-Julie BILOGO-BI-NZENDONG , Ministre Déléguée auprès du Ministre de l’Economie, de la Promotion des Investissements et de la Prospective , et comprenait , également , Monsieur  Francis LENDJOUNGOU  Conseiller du Ministre de l'Economie .

Autour de Monsieur Donald KABERUKA, initiateur de ce Fonds , alors qu’il présidait encore aux destinées de la BAD, en Septembre 2014 , les participants à ces assises  ont donc donné le top départ  d’une initiative qui séduit déjà plusieurs pays .

Le Président sortant de la Banque Africaine de Développement (BAD) , dans son mot d’ouverture de cette Assemblée Générale aura d’ailleurs rappelé que l’objectif à moyen terme du fonds d’investissement est de mobiliser jusqu’à 3 milliards $ et sur un plus long terme, 10 milliards $.« Pendant trop longtemps, nous avons compté sur des financements externes pour construire nos infrastructures, le temps est désormais venu de mobiliser l’épargne souveraine africaine (estimée à 1000 milliards de dollars) pour construire l’Afrique de demain ».

Indiquant que le FONDS AFRICA  50 devrait ainsi contribuer à un développement des infrastructures africaines par l’épargne des Africains. Car selon des estimations faites par la BADl’Afrique consacre moins de 3 % de son Produit Intérieur Brut aux investissements structurels. Il est aussi estimé que sur des besoins de près de 95 milliards $, il manque annuellement au continent près de 45 milliards $.

Soulignant, pour finir :’’Je félicite les 20 pays fondateurs qui ont souscrit pour un montant de 800M $ . Nous avons souhaité valider les inscriptions à 1MM$, mais nous pensons que nous sommes sur la bonne voie pour atteindre ce montant .Nous prévoyons une Assemblée Générale Extraordinaire au mois de Décembre  prochain’’.

Un peu avant , Mohamed BOUSSAID ,  Ministre marocain de l’Economie et des Finances,  élu , à l’occasion de cette première assemblée,Président de l'Assemblée Générale ‎du Fonds pour une durée d’un an , devait indiquer  que le tour de  ne sera nullement ouvert  à d’autres pays non africains.« C’est une initiative africaine, portée par les Africains, pour les Africains. Cela s’inscrit parfaitement dans la nouvelle vision du royaume de co-émergence et coopération sud sud »

Le conseil est composé des ministres des finances des 20 pays fondateurs.

 

Des interventions relevées au cours des travaux de cette assemblée générale , il convient de signaler la satisfaction face à ce concept novateur pour le développement du continet africain  , tout comme  la volonté unanimement affichée et proclamée de faire respecter un certain nombre de process conformes aux standards internationaux , concernant , notamment le choix des hommes ou des femmes appelés à siéger dans les diverses structures qui animeront ce Fonds .

Si l’assemblée générale constitutive a élu le président du conseil des gouverneurs, le management du fonds n’a pas été encore désigné. C’est un personnage détaché par la BAD qui dirigera, de manière temporaire, l’organe. Dans les toutes prochaines semaines un appel à candidatures pour le choix du management du fonds sera lancé, avec pour critère essentiel :la compétence dans  la désignation des managers .Comme  pour barrer la route à toute interprétation politique aux futures nominations.

On est même passé par un tirage au sort pour désigner quelques membres représentant certains états pour faire partie des structures de gestions  ou conseils d’administrations.

Attachés aux principes de bonne gouvernance et de transparenceMadame Marie Julie BILOGHE  et le Gabon, souhaitent que « Africa50 soit  une entreprise commerciale, totalement indépendante de la BAD et qui sera gérée selon les meilleurs standards en termes de gouvernance et de gestion. C’est un fonds qui doit rechercher en premier lieu la rentabilité économique et financière ».Il devrait, donc, s’agir  de financer des projets d’infrastructure rentables dans le temps : des aéroports, des ports, des routes à péage. Le membre du Gouvernement Gabonais a aussi tenu à ce que soient expressément précisées ,  dans les textes fondateurs ,  les modalités de désignation des futurs responsables de la structure.

Madame le Ministre Déléguée , son Conseiller , et S.E.M.L'Ambassadeur Haut Représentant de la République Gabonaise, près le Royaume du Maroc , ont souvent mis à profit certains moments de pause pour analyser les diverses interventions et peaufiner les stratégies défendues par le Gabon .

Domicilié à Casablanca Finance Cityla place financière de la capitale économique du Maroc, leFONDS AFRICA 50  qui servira exclusivement au financement de projets d’infrastructures en Afrique devra ainsi s’appuyer dans son exploitation sur les marchés des capitaux pour boucler la boucle.

PRESSE ET COMMUNICATION AHRRGM