Forum INDC de Rabat : Madame Flore MISTOUL évoque les atouts et le positionnement du Gabon !

Mardi, 13 octobre, 2015 - 16:37

Madame Flore MISTOUL , Ministre de l’Environnement , de la Protection des Ressources Naturelles , de la Foret et de la Mer , s’est exprimée , ce Mardi 13 Octobre 2015 , à Rabat , à l’occasion d’un segment de haut niveau  qui avait lieu dans le cadre du Forum  consacré à l’examen des contributions nationales des états au processus  de négociation internationale  sur le climat (INDC).

D’entrée, Madame le Ministre a tenu préciser le positionnement du Gabon. Affirmant notamment que depuis qu’il préside aux destinées du Gabon, Son Excellence Ali  BONGO ONDIMBA,  n’a de cesse de porter la voix du Gabon et de l’Afrique en général sur l’ampleur du changement environnemental global d’origine humaine :‘’Dans tous les forums où il a eu l’occasion de s’exprimer, il a rappelé qu’en tant que responsable politique, son rôle est d’anticiper l’évolution de phénomènes potentiellement dangereux et de s’attaquer à leurs causes ou, tout au moins d’en réduire les effets néfastes.  A cet égard, il y a un an, il s’est engagé à réduire de près de 50% le niveau d’émission des gaz à effet de serre au Gabon’’.

Madame le Ministre ,  martelant que c’est à travers cette volonté politique forte que le Gabon a élaboré sa contribution nationale , a indiqué  que c’était , en effet, à partir des synthèses des politiques publiques sectorielles et du Plan National Climat, orientées par le Plan Stratégique Gabon Emergent, que le Gabon entendait  maîtriser ses émissions de gaz à effet de serre, afin de garantir l’essor d’une réelle politique de développement durable d’une part, puis de contribuer à l’effort global de lutte contre le réchauffement climatique d’autre part, conformément aux décisions des COP 19 et COP 20.

Relayant une  analyse faite par WRI (World Ressources Institut) sur les INDC mentionnant  que le Gabon est l’un des rares, voire le seul pays à avoir pris l’engagement de 50% de réduction des gaz à effet de serre à l’horizon 2025 ; et invitant la communauté internationale à respecter les engagements internationaux et à sortir d’une certaine inaction ou d’un statu quo coupable , pour , à terme , ne pas dépasser les 2°C , Madame le Ministre a souhaité que  , dans le contexte actuel, se décline une ambition des plus fortes pour continuer à aller de l’avant :’’ Ce qui est inscrit dans notre INDC est le reflet de l’engagement politique que le Chef de l’Etat gabonais avait pris à New York le 23 septembre de l’année dernière, manifestant ainsi cette grande envie de pousser son pays dans ce combat commun. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles il a demandé à ce que le Gabon soumette à la date du 31 mars 2015, sa première version de l’INDC’’.

N’éludant point l’épineuse question du financement, Madame le Ministre invite les différents états ‘à des réformes pour intégrer le changement climatique dans nos politiques de développement durable parce que tout compte fait, nous n’avons pas le choix’’.

Ajoutant, par ailleurs, dans la perspective de l’après COP21, de Paris,  que : ‘’le plus grand challenge pour beaucoup de pays naîtra au lendemain de la COP21 avec la phase de mise en œuvre de nos INDC. Nous tirons déjà des leçons apprises lors de leur formulation et je pense que c’est une belle opportunité pour nos Etats aussi de faire une évaluation des besoins réels en matière de capacités, de finances, de technologies et peut-être aussi faire un bilan finalement sur ce qui peut être considéré comme projection ou acquis comme par exemple le type de réforme institutionnelle qu’il faut pour mieux mettre en œuvre nos INDC’’

Terminant son intervention sur les capacités qui doivent nécessairement suivre les cadences , Madame le Ministre , en rapport avec le niveau de coopération souhaitée et nécessaire a fait remarquer à l’assistance que ‘’le Gabon vient d’inaugurer une station satellite gérée par l’Agence Gabonaise d’Etudes et d’Observation Spatiale (AGEOS) comprenant un Centre d’Excellence pour mieux aider à la surveillance environnementale dans la sous-région et à une meilleure définition des scénarios de changements climatiques pour l’Evaluation de la Vulnérabilité et l’Adaptation de nos pays. C’est donc une technologie nouvelle au bénéfice de la protection de l’environnement de la sous-région et au renforcement de nos capacités et du niveau de coopération entre nos différents Etats’’.

A ce jour, 149 pays, représentant près de 90% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ont communiqué leurs plans de réduction des gaz à effet de serre  à l'Organisation des Nations Unies

Selon les estimations des experts, les contributions proposées signifient que les émissions devraient culminer et commencer à diminuer à l'échelle mondiale au cours de la prochaine décennie. 

Cela représente un progrès, mais en deçà de ce qui est nécessaire pour mettre le monde sur la voie la plus rentable à l'objectif de 2 ° C

Et comme l'a rappelé , avec insistance , Madame Hakima El HAITE , Ministre déléguée auprès du Ministre Marocain de l'Energie, des mines, de l'Eau et de l'Environnement, chargée de l'Environnement  , en plus de réduire les émissions de gaz à effet de serre, l’Accord attendu, à Paris  doit tenir compte de l'adaptation aux impacts du changement climatique et la mobilisation de financements publics et privés pour l'action climatique.

PRESSE ET COMMUNICATION AHRRGM