Des engagements pour un meilleur climat de sécurité et de coopération .

Mardi, 1 mai, 2012 - 17:00

 Les travaux de la commission mixte permanente de sécurité entre le Gabon et la Guinée équatoriale, débutés le 26 avril 2012, se sont achevés sur des engagements réciproques visant à favoriser un climat de sécurité et de coopération entre les deux pays frères, avec l’accent sur la nécessité de faire la lumière sur la disparition de l’adjudant chef major MBEGA ALOU .

Deux jours ont suffi aux experts gabonais et équato-guinéens de la commission mixte permanente de sécurité réunis du 26 au 27 avril dernier à Libreville pour prendre des initiatives allant dans le sens de la préservation de la sécurité et du renforcement des liens de coopération entre les deux pays frères. Parmi celles-ci, il y a l’affaire de l’adjudant chef major gabonais MBEGA ALOU dont le corps sans vie avait été retrouvé en Guinée Equatoriale. Tout en déplorant cette situation, la délégation équato-guinéenne a rassuré la partie gabonaise de tout mettre en œuvre afin de l’informer de l’avancement du dossier par voie diplomatique.
Résolument engagés dans la gestion des flux migratoires pendant la Coupe d’Afrique des Nations abritée en début d’année par les deux pays, les experts gabonais et équato-guinéens ont estimé que la faiblesse constatée des mouvements migratoires pendant cette grande fête du football africain était consécutive à la mobilisation de chaque peuple dans le soutien qu’il devait accorder à son équipe nationale. Même si, un important mouvement migratoire a été observé au niveau des aéroports internationaux. Les deux parties, dans un avenir proche, ont promis de donner les données chiffrées de ce flux migratoire.
Abordant les questions consulaires, la partie gabonaise a fait état de quelques irrégularités constatées dans les zones frontalières, notamment certains conflits dans le domaine de la pêche et de quelques cas de violence physique. De plus, elle a, en outre, fait mention des récriminations portées par la partie équato-guinéenne au sujet de la commercialisation illicite du gaz butane en zone frontalière. Des questions que les experts gabonais ont promis présenter à la table du gouvernement gabonais.
En revanche, la partie équato-guinéenne a fait la proposition au Gabon de publier, de façon exhaustive, la liste sur la situation de tout ressortissant de ce pays incarcéré ou privé de liberté sur l’ensemble du territoire gabonais, afin de trouver, pour des raisons humanitaires, entre autres, des moyens et des formules susceptibles de soulager leurs peines.
Au demeurant, au terme d’une audience avec le ministre des Affaires étrangères, Emmanuel ISSOZE NGONDET et celui de l’Intérieur, Jean François NDONGOU, les ministres Eustaquio NSENG ESONO , délégué aux Affaires étrangères et Vincente EYA OLOMO , vice-ministre de la Défense nationale de la République de la Guinée Equatoriale, les membres des deux gouvernements ont émis la volonté de pérenniser la délivrance de laissez-passer à l’endroit des populations transfrontalières des deux pays, et d’harmoniser la réglementation en matière de circulation automobile par l’établissement d’un passe avant reconnu par le Gabon et la Guinée Equatoriale.