COP22 : la CEEAC en ordre de bataille !

Mercredi, 13 juillet, 2016 - 11:08

En plein cœur de la Table ronde ministérielle sur « L’eau en Afrique : pour une justice climatique », S.E.M.Abdu Razzaq Guy KAMBOGO , Ambassadeur Haut Représentant de la République Gabonaise, près le Royaume du Maroc , représentant le Chef de l’Etat Gabonais , Président en exercice de la CEEAC , est venu , au nom de ses homologues des pays membres de la CEEAC , faire entendre la voie de cette institution sous-régionale qui planche , depuis plusieurs années déjà sur les  problématiques de Gestion des Ressources en Eau.

Présentant à son auditoire la sous-région d’Afrique centrale  , le Diplomate Gabonais aura indiqué que celle-ci , géographiquement située dans une position charnière et stratégique de l’Afrique, constituait l’une des sous-régions les plus riches du continent. Regorgeant, en effet,  d’immenses potentialités humaines et naturelles susceptibles d’impulser le développement économique et social, et ainsi améliorer sensiblement les conditions de vie des peuples qui y habitent. On y trouve notamment de gigantesques ressources en eau potable et un potentiel hydro-électrique le plus important du continent.

Le Chef de la Mission Diplomatique du Gabon , rappelant à l'auditoire que six pays de cette  sous-région – Cameroun, Centrafrique, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée équatoriale et République Démocratique du Congo –, avaient  en commun un massif forestier du Bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète derrière celle de l’Amazonie, par sa biodiversité ainsi que pour la sauvegarde de l’humanité.

En conséquence , aura indiqué , le Représentant du Président en exercice de la CEEAC , l’Afrique centrale dispose également d’un important potentiel agricole encore très peu exploité, notamment des terres arables de qualité et des conditions climatiques favorables au développement de l’agriculture industrielle à grande échelle.

S.E.M.Abdu Razzaq Guy KAMBOGO aura souligné les difficultés d’attirance et d’absorption des appuis techniques et financiers extérieurs, auxquels se trouve souvent confrontée la Communauté Economique des États d’ Afrique centrale (CEEAC), outil intergouvernemental d’intégration économique , dans l’accomplissement de certaines de ses missions ..

Aussi , a-t-il saisi l’opportunité de cette tribune, pour , de concert avec ses homologues  de la zone CEEAC , solliciter   du Royaume du Maroc, en tant que pays hôte de la COP22, ‘’un plaidoyer vigoureux à l'occasion de cette rencontre, afin que des décisions concrètes et exécutables soient prises pour aider les pays du bassin du Congo à résoudre les différents problèmes hydriques liés aux changements climatiques. Notamment, l'assèchement du Lac Tchad, ou certaines érosions dues à une pluviométrie excessive ‘’.

Par ailleurs,  les chefs de mission diplomatique de la zone CEEAC accrédités au Royaume du Maroc  ont tenu à affirmer  le total appui des pays membres de la CEEAC à l’initiative marocaine pour une ‘sécurité hydrique et une Justice climatique’’.

Ils ont aussi émis un certain nombre de recommandations  pour ‘’une indispensable prise en compte des préoccupations des pays du Bassin du Congo pour la mise en œuvre des politiques et stratégies élaborées dans le cadre de la gestion intégrée des ressources en eau ‘’.

Une intervention fortement saluée par Madame le Ministre Charafat AFILAL et les responsables du Conseil Mondial de l’Eau, présents à cette table ronde ministérielle qui se tenait en clôture de cette Conférence Internationale sur l’Eau et le Climat, à Rabat.

PRESSE ET COMMUNICATION AHRRGM