Construction de l'Ecole Supérieure des Métiers du Bois (ESMB) à Booué ( Ogooué-Ivindo ) !

Lundi, 23 décembre, 2013 - 18:38

Le Président Ali Bongo Ondimba avait annoncé le 30 mars 2011, lors du Conseil des Ministres délocalisé à Makokou, sa décision de créer une Ecole des Métiers du Bois à Booué ( Ogooué-Ivindo ) dans la perspective de la Cité verte et de l’éducation.

Démarré en 2012, la construction de l’Ecole des Métiers du Bois de Booué, est un projet ambitieux. D’un coût global de 17 milliards de FCFA, la structure qui s’étend sur 8 hectares ouvrira ses portes en 2014.

Placé sous la tutelle du Ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, l’Ecole Supérieure des Métiers du Bois (ESMB) est un établissement public à caractère professionnel. Elle a pour mission principale, la formation aux technologies et aux métiers de l’industrie du bois. Objectifs: Former des ingénieurs de qualité qui s’occuperont de toutes les étapes de la transformation du bois. A ce titre, elle est notamment chargée :

  • d’assurer les formations professionnelles initiale et continue dans les technologies et les métiers de l’industrie du bois ;
  • d’assurer les prestations d’études et de conseils aux entreprises de l’industrie du bois ;
  • de promouvoir l’insertion professionnelle des impétrants ;
  • de participer à la promotion de l’utilisation optimale du bois transformé.

L’Ecole Supérieure des Métiers du Bois (ESMB) est un projet important qui s'insère dans la politique du " Gabon émergent " initiée par le Président Ali Bongo Ondimba et qui répond à la volonté des autorités gabonaises de développer les compétences de ses cadres nationaux dans un secteur en plein boom, depuis que le gouvernement gabonais a décidé, le 15 mai 2010, l'interdiction d'exporter le bois en grumes non transformées.

L’activité de la filière bois au Gabon

Depuis 2009 et l’accession au pouvoir de S.E.M. Ali BONGO ONDIMBA , la filière bois est en plein essor et occupe une place de choix dans le paysage industriel gabonais. Changement de réglementation, mise en place de nombreux projets de formation . La filière est un parfait exemple qui montre la voie à suivre pour l’émergence du pays à l’horizon 2025. La preuve en chiffres:

  • 80% du territoire gabonais est recouvert par la forêt, soit environ 22 millions d’hectares. A ce jour, la filière bois gabonaise est le 2ème secteur d’emploi.
  • 8% du bois mondial, est fournit par le Gabon.
  • 80% essences différentes de bois sont exploitées sur le territoire dont l’okoumé, le zygo et l’iroko.

Depuis l’indépendance en 1960, la filière est l’un des secteurs stratégiques sur lequel le pays peut s’appuyer. De fait, le pays jouit d’une forêt exceptionnelle. Elle s’étend sur 22 millions d’hectares, et près de 90% de cette surface est exploitable. Rapidement, le pays s’ouvre à l’international et commercialise à l’exportation les grumes, notamment vers l’Asie et l’Europe.

En 2001, Feu le Président Omar BONGO ONDIMBA  veut accélérer l’industrialisation du secteur et mettre en place une politique d’aménagement durable. Il élabore alors un Code Forestier qui fixe des objectifs précis, notamment celui d’atteindre un taux de transformation du bois de 75% d’ici 2012. Mais les choses ne se passent comme prévu et la crise économique mondiale de 2008 impacte directement la filière, entraînant une forte chute de son chiffre d’affaires.

En 2009Ali BONGO ONDIMBA  arrive au pouvoir et constate que l’objectif de 2001 ne serait jamais atteint avec seulement 25% à 35% de grumes transformés.

Le 5 novembre 2009, il prit alors une décision historique et courageuse : l’interdiction pure et simple de l’exportation de bois non transformé. Pour ne pas sanctionner les entreprises en place, l’Etat accorde un délai de 4 mois pour écouler les stocks de bois de 2009.

La décision d’interdire l’exportation du bois brut a été prise dans le but de favoriser en profondeur la transformation locale du bois et surtout de permettre au pays de créer de nombreux emplois qualifiés qui vont booster l’économie nationale.

Pour démarrer au mieux cette transformation du secteur, l’Etat a décidé de créer un Bureau Industrie Bois, organe administratif chargé d’appuyer l’industrialisation du secteur forestier, mais aussi de dispenser des formations aux opérateurs industriels. Depuis trois ans, le paysage de la filière bois a déjà évolué. Le travail réalisé par le gouvernement et les entreprises locales est récompensé.

D'une part, par la création de la Zone Economique Spéciale multisectorielle de Nkok qui est un projet phare en Afrique centrale reste à ce jour un parfait exemple d'exploitation innovante du bois. Située à 27 kilomètres à l’est de Libreville, cette zone – qui a commencé ses activités en mars 2011 - a notamment pour vocation première de promouvoir la production et la transformation de bois dans le pays. A ce jour, sur les 62 investisseurs de la Zone Economique , 40% des investisseurs travaillent dans la filière bois. D’ores et déjà, la 1ère usine de transformation du bois est active

D'autre part, le nombre d’usines a, par exemple, fortement augmenté. En 2009, le pays comptait 81 usines ; en 2012, il y a 114 usines consacrées au bois. Cela a bien évidemment une répercussion au niveau des emplois : en 2009, la filière employait 4000 personnes ; en 2012, elle génère 7000 emplois. De plus, la hausse croissante du nombre d’entreprises de la filière a permis d’augmenter le volume de l’exploitation du bois : en 2009, le pays exploitait 1 180 000m3 de grumes ; en 2012, le volume atteint 1 600 000m3.

C’est l’Europe qui bénéficie en premier lieu des produits bois gabonais. 42% d’entre eux sont vendus aux pays de l’UE, 36% sont exportés en Asie et 22% en Afrique/AmériqueEnfin, un dernier chiffre qui montre l’efficacité de la décision prise par le Président Ali BONGO ONDIMBA  est celui de la part de la filière bois dans le produit intérieur brut (PIB) gabonais qui est passée de 4,5% à 8% en 2011.

Pour celles et ceux qui souhaitent se lancer dans l'industrie du bois, voici la liste des lycées, métiers et formations :

- Lycée Technique Omar Bongo : Brevet des techniciens en structures bois, menuiserie ébénisterie ; BAC F1D dans le bois et matériaux associés.

- Lycée technique de Tchibanga : BEP en Menuiserie et Ébénisterie.

- Lycée technique d’Oyem : BEP en Menuiserie et Ébénisterie.

- Lycée technique de Fougamou : Menuiserie et Charpenterie.

- Centre de Formation Professionnelle de Libreville, Tchibanga, Makokou, Franceville et Koulamoutou : Formation en Affûtage.

- Institut Technologique d’Owendo : DTS en Consulting Bois et Habitat.

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