Le Chef de l'Etat Gabonais , pour une Justice forte et crédible !

Jeudi, 30 août, 2012 - 13:38

Le Président de la République, Chef de l’Etat, S.E. Ali BONGO ONDIMBA, a présidé au Palais de la Présidence de la République la session annuelle du Conseil Supérieur de la Magistrature. Dans une importante déclaration liminaire, il a clairement exprimé une nouvelle fois sa volonté de doter le Gabon d’une justice forte et crédible qui, sans être censitaire, aide à la construction d’une société stable et équilibrée.

Le Président de la République Gabonaise ( à droite ) :pour une intensification de la lutte sans concession contre toutes les formes de délinquance  et contre le grand banditisme et la corruption

La déclaration du Président de la République, qui est, certes , justifiée en pareille circonstance, mérite une large attention du fait qu’elle intervient après une série d’événements qui ont profondément marqué l’actualité nationale au cours des derniers mois. Il est aisé de penser ainsi, par exemple, à la série de sessions d’audiences spéciales mises en place pour juger les nombreuses affaires criminelles pendantes, suite aux récriminations de la rue sur le laxisme de la justice face à la multiplication des meurtres qualifiés de « rituels ». Le Chef de l’Etat, Ali BONGO ONDIMBA, rappelle-t-on, était monté au créneau à cette époque, pour appeler la justice à sévir et à mettre hors d’état de nuire les auteurs de ces pratiques déshonorantes pour le Gabon. Par la suite, des audiences foraines se sont ouvertes dans plusieurs capitales provinciales.

Au cours de ce  Conseil Supérieur de la Magistrature, le Président Ali BONGO ONDIMBA a, cette fois, invité les magistrats à doter le Gabon d’une «  justice forte et crédible, (…) débarrassée des pesanteurs que constituent la corruption et d’autres formes d’influences définies comme « les connivences et le copinage ».

Pour lui, une justice équitable s’exprime avec la même force autant devant les compatriotes que devant ceux qui s’invitent au Gabon comme partenaires ou investisseurs. La justice gabonaise doit alors être perçue par tous comme « une indispensable garantie de liberté de vivre ou d’exercer une activité ». C’est à ce titre qu’il a appelé les magistrats à mettre impérativement les acteurs véreux de la corruption au banc de la société, lorsqu’ils sont des nationaux. « Quant aux autres, a-t-il dit, ils n’ont pas leur place au Gabon… »

Après avoir transmis aux magistrats la gravité de ses attentes, à savoir la preuve d’un réel changement des mentalités au sein du pouvoir judiciaire, il les a exhortés à faire plus d’efforts pour « offrir aux justiciables une justice libre et indépendante, droite et tolérante, forte et équitable », une attitude qui nécessite des soutiens multiformes, tels que des formations adéquates et des conditions de travail performantes. C’est pourquoi, a estimé le Président Ali BONGO ONDIMBA, la justice étant une institution, elle doit être « forte et saine » pour que chaque citoyen puisse s’épanouir dans notre société : « pour que la justice gabonaise soit respectée, il faut d’abord qu’elle soit respectable (…) : le Gabon émergent ne peut se passer d’une justice vraie, honnête et réelle… ».

Ce Conseil Supérieur de la Magistrature s’est tenu en présence du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Madame  Ida RETENO ASSONOUET ; il a réuni autour de la table l’ensemble des Présidents des Chambres et nombre de leurs collaborateurs.

 

Par Minko Essono, 

Presse Présidentielle.