CGLU: les cités du monde, enjeux de la démocratie !

Vendredi, 4 octobre, 2013 - 19:06

Un panel impressionnant de personnalités, parmi lesquels de nombreux maires, ont investi les immenses chapiteaux dressés devant l'hôtel Sofitel de Rabat. Au programme, une succession de table-rondes dont une autour du thème ''Accompagner la nouvelle gouvernance''.

Les congressistes ont insisté sur le rôle primordial qu’est amené à jouer le dirigeant local, à l’heure où de nombreux pays vivent d’importantes transitions d’ordre politique, économique ou encore  sociale, notamment dans la région de Méditerranée remodelée par le printemps arabe. Plusieurs maires présents ont pointé du doigt la méfiance que manifeste souvent le pouvoir central vis-à-vis des entités locales.

Hahmed HAMZA, maire de Nouakchott; a ainsi relevé que « trop souvent les pouvoirs centraux considèrent le local comme une menace », citant l’exemple de villes comme Tunis où des maires sont toujours nommés par les autorités centrales.  

Les participants ont aussi relaté la problématique liée à l’irruption de nouvelles formes de contestations qui pose de nouveau défis aux acteurs locaux.

Madame Carolina TOHA , maire de Santiago a  , notamment , fait  remarquer  le cas dans le pourtour méditerranéen avec la nouvelle donne des révolutions arabe qui interpelle vigoureusement les élus locaux qui doivent imaginer de nouvelles formes de gouvernance,. La solution, a-t-elle estimée, « réside dans une implication effective des acteurs locaux qui sont plus à même de comprendre les problématiques liées à leur environnement immédiat» . Le même défi est posé au Brésil qui a récemment était secoué par une importante contestation  remettant en cause la politique suivie par le gouvernement. Ce vent de mécontentements est aussi un signal d’alarme lancé en direction des dirigeants.

José FORTUNATI , maire de Porto Alegre une ville avant-gardiste dans le domaine de la démocratie participative a prévenu que les élus locaux doivent répondre à des problématiques urgentes tel que la hausse du prix du transport, à l’origine de la gronde sociale au Brésil.

Pour Patrick BRAOUEZEC, vice-président de la cCommission Inclusion Sociale et Démocratie Participative de CGLU « Cette crise de la représentativité au niveau local ne concerne pas uniquement les pays les moins avancés.  Elle touche même les plus vieilles démocraties comme la France » .

FSNB / JCB