Au nom de la paix et de la stabilité !

Lundi, 14 janvier, 2013 - 11:45

« Céder à la force est un acte de nécessité, non de volonté ; c’est tout au plus un acte de prudence ». Cette citation de Jean-Jacques ROUSSEAU extraite de’’ Du contrat social’’ pourrait  expliquer les options diversement prises dans le règlement de la crise malienne .

 Face à l’attitude incompréhensible des groupes armés qui ont décidé « de se coaliser avec les forces terroristes et extrémistes pour attaquer les unités des forces maliennes à Konna », la Communauté Internationale  s’est engagée à contribuer à stopper l’avancée des jihadistes vers le Sud-Mali.

Après avoir pris des engagements devant le Médiateur, et Président Burkinabé, Blaise COMPAORE, de cesser les hostilités et de rejeter le terrorisme, les hommes d’Ansar Dine viennent de compromettre les chances d’aboutir à une sortie de crise négociée. Malgré les appels lancés par le médiateur aux rebelles du Nord-Mali de se démarquer des extrémistes et des terroristes, certains ont préféré faire la sourde oreille.
Aujourd’hui, l’objectif est d’aider l’armée malienne à défendre l’intégrité de son territoire conformément à la résolution 2085 du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies.

Il  s’agit, donc, de batailler pour éloigner le danger islamiste et terroriste. Si Konna tombait entre les mains des islamistes, Mopti passerait probablement à son tour sous le contrôle des nouveaux maîtres de Tombouctou.

A l’instar de la France qui a des engagements vis-à-vis du Mali, la Communauté Internationale  ne saurait rester indifférente face à la nouvelle offensive des enturbannés venus de Tombouctou. L’amitié n’est pas une simple formule, c’est le devoir d’assistance dans la peine. Mais  il va falloir, nécessairement, redoubler de vigilance . Car les islamistes traiteront de la même manière tous ceux qui se seront engagés aux côtés de l’armée malienne. 

Il faut sans tarder sécuriser les différentes  représentations diplomatiques à Bamako. C’est conscient des risques de représailles qui pourraient se présenter ,  que le Premier Ministre français, Jean-Marc AYRAULT , a annoncé que le plan antiterroriste Vigipirate, a été « immédiatement » renforcé en France, au lendemain des interventions militaires au Mali et en Somalie. Ces mesures « concernent tout particulièrement les transports publics notamment ferroviaires et aériens, la sécurité des bâtiments recevant du public, la sécurité des rassemblements de personnes ».

La crainte d’actes terroristes est fondée en ce sens qu'un cyberdjihadiste surnommé « Abdul Rahman bin Abdul Rahman » a lancé un appel « à tous les djihadistes musulmans à lancer des attaques individuelles ou groupées contre les Français et leurs intérêts ».

Tous ceux qui enverront des troupes au Mali doivent se préparer à déjouer les actes meurtriers de ces individus . S’illusionner et dormir les yeux fermés serait une grossière erreur .

Certes , les portes du Dialogue restent entrouvertes . Mais il faut un minimum de confiance, de bonne volonté et d’honnêteté pour qu’il y ait dialogue. Le groupe Ansar Dine victime de ses mauvaises fréquentations et de sa collision avec les groupes terroristes comme le Mujao et Aqmi s’est autodisqualifié et ne peut plus prétendre  pouvoir btenir un traitement de faveur. La nécessité de riposter aux attaques des groupes terroristes s’est alors imposée , de fait. Paix , Sécurité , Stabilité , Intangibilité des frontières :tels sont les crédos inlassablement défendus par la Diplomatie Gabonaise !

Face à une conjonction de terroristes, il faut une conjonction de non terroristes.

Quoi de plus normal !

FSNB