L'artiste Rigobet MINTSA ALLOGO , alias Sony EDINGO , n'est plus !

Vendredi, 31 janvier, 2014 - 10:02

EDINGO , à gauche , de son vivant 

Rigobert MINTSA ALLOGO, plus connu sur le pseudonyme de SONY EDINGO  a tiré sa révérence le vendredi 24 janvier 2014 , mort d’un Arrêt cardio-vasculaire (AVC) , .au Centre hospitalier universitaire de Libreville .Guitariste, chanteur, auteur, compositeur et interprète gabonais, SONY EDINGO était un artiste complet dont les titres fétiches que sont, entre autres, «Eya mone» et «Mikouss» ont traversé et ont été fredonnés par toutes les générations. Ces titres continuent d’ailleurs d’émerveiller les mélomanes de tous les âges.

REACTIONS DE QUELQUES ARTISTES GABONAIS

Jimmy Ondo, star internationale de Pop Music des années 1980 :

«Edingo s’en va à 62 ans. Il a donné tout ce qu’il avait. Tout ce qu’il possédait, à savoir la musique. Et dans la musique il y a l’amour, il y a la force, il y a la richesse. Il a tout donné au Gabon. A l’exemple de sa chanson «Mikouss» qui veut dire les veuves et qu’il dédie à sa mère. Cette chanson qui reste immortelle est un message très fort à l’humanité. Souvenez-vous que l’un des commandements de Dieu dit, «Tu honoreras ton père et ta mère». Lui, il a parfaitement honoré sa mère. Ce qui doit être le meilleur exemple pour le commun des mortels. Edingo est parti sans rien laisser, parce qu’il n’avait rien eu de toute sa vie. Même pas un vélo. Encore moins un compte bancaire. Mais là où il est aujourd’hui -nous les artistes nous sommes des chérubins- il est auprès de Dieu le créateur et c’est un homme riche. Merci et bravo Edingo pour tout ce que tu nous as laissé. Repose-toi dans la paix de notre créateur».

Norbert Epandja, président du Syndicat des artistes et du Bureau gabonais des droits d’auteur :

«Edingo était un grand frère. Je l’admirais déjà à travers la télévision avant que je ne rentre dans le domaine, que je ne devienne musicien professionnel. J’étais encore très jeune et il avait déjà enregistré des 45 tours. Figurez-vous, avec une simple guitare sèche. C’est comme cela que je l’ai connu. C’est un  artiste que j’adorais beaucoup. C’est grâce à lui qu’est née ma motivation de devenir musicien, parce que je voulais devenir comme lui. Ce qui m’a marqué en lui, c’est d’abord sa persévérance. Ensuite, son amour pour les métiers de la musique. Il était un grand musicien convaincu et confirmé. Sur n’importe quelle place où il s’exprimait, il prouvait à tout le monde qu’il avait du talent. Grand frère, que la terre te soit légère».

Bruno Mba, guitariste et chansonnier :

«J’ai rencontré Sony Edingo pour la première fois, je me rappelle, dans les années 1975-1980. La seconde fois, c’était dans les années 2000 à Libreville. Sa mort est un grand vide dans le monde artistique. Je lui dis simplement, comme il l’a dit dans le clip-vidéo que nous avons réalisé avec d’autres artistes du Nord, pour honorer la mémoire de Pierre Claver Nzeng, «L’artiste ne meurt pas». Repose en paix, notre géant.»

Synthèse : Service Presse et Communication AHRRGM

Source : GABONREVIEW